L’enterrement du boa

MARLENE : (Elle soupire). Mes enfants, le cabaret pourrait fermer ici. Mais ce n’est jamais vraiment fini. La vie, elle est étrange. Ma vie surtout. Quand je chante, j’entends mes casseroles applaudir. C’est beau. Toutes ces voix de métal, dans ma cuisine, pour moi ! Ach, mes chéris ! Mon boa est mort dans le siphon de la salle des bains ce matin, il a été aspiré, comme un pauvre petit ver de terre, lui qui serpentait tout autour de mon cou, joli boa, petit chéri. Alors, je dis les plumes, c’est fini. Trop dur à oublier. Trop dur…

Elle part en pleurant et revient endeuillée, portant des lunettes noires.

MARLENE (déclamant) : Dans tes yeux, un maelstrom,

Dans ta bouche, c’est pour la forme,

Des cheveux, du savon, tous les poils de mon mari ;

(avec le chœur) Boa, boa, bois-moi tout ça !

Boa, boa, bois-moi tout ça !

T’étais pas beau, t’étais pas gentil,

Mais j’t’aimais, t’étais mon ami,

Le plumeau de mon petit plumard du soir ;

(avec le chœur) Boa, boa, bois-moi tout ça !

Boa, boa, bois-moi tout ça !

C’est fini, t’es siphonné,

On va bien me rire au nez,

Mon cou est nu, ma gorge est gelée !

(avec le chœur) Boa, boa, bois-moi tout ça !

Boa, boa, bois-moi tout ça !

Un beau jour de juin 2006, naissaient Sissi, Joséphine, Marlene et Katrin, quatre filles complètement folles qui errent dans une ville enchantée, bohème, déjantée. C’était Berlin-Fragments, la pièce de théâtre que je rêvais d’écrire sur Berlin, et elle vit depuis presque deux ans…

Je vous en dis plus dans quelques jours… sinon, pour les impatients, c’est par ici!

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12 Commentaires

Classé dans Ma vie littéraire

12 réponses à “L’enterrement du boa

  1. Fafa Grougroupy

    Une des grandes crises de fou rire de l’an dernier qui a duré 3 mois et qui me reprend d’ailleurs …

    J’attendais son retour avec impatience :) je vais pouvoir emmener mon chat, ma soeur, mes amis, retrouver Berlin que je ne connais toujours pas…quel bonheur.

    YoupY !

  2. raison de plus pour que l’on se voit

    j’ai hate de voir cette pièce

  3. La scène du boa, j’adore! Dis donc Manon des sources, y a-t-il une erreur sur theatreonline ou est-ce volontaire?

  4. @ Fafa : merci d’être groupie!J’adore les groupies. Je ne couche pas avec, je ne les gave pas de coke, mais je les adore, elles et leurs chats! Je serai tellement contente de te revoir rire devant la scène du boa! ;-)

    @ Stéphane : ça sera une belle occas!

    @ Roxane : non, ce n’est pas une erreur, madame… c’est mon nom de scène. On se protège un peu et puis, mon vrai prénom est réservé à un petit cercle de gens maintenant… dont tu fais partie, tu dois être flattée, non? hihi!

  5. TROP D’LA BALLE !!! :-)
    Je suis contente pour toi.

    TOUT LE MONDE doit aller voir cette pièce, c’est extrêment drôle et émouvant. A VOIR !!!

    Dès que tu nous en reparles plus, j’en parle sur mon blog aussi, tiens !

  6. Flattée je ne sais pas, je dois dire que j’aime bien ton appelation d’origine celà dit je comprends parfaitement « on se protège un peu ».
    Sinon il faudrait que tu m’envoies par mail ton tel car je me suis encore fait voler mon portable. C’est devenu une habitude chez moi, je laisse mon sac ouvert dans les lieux publics, ça m’évite de trop m’attacher aux choses matérielles.
    Biz

  7. Ouch ! Chapeau (ça alourdit un peu l’effet du boa, mais bon) !
    Et ça se lit où, cette pièce, pour les blogueurs pantouflards ?

  8. @ Caro[line] : merci Caro! Tu avais été une des premières blogueuses à venir… j’espère vraiment que vous serez nombreuses en mai! Je t’embrasse!

    @ Roxane : je t’envoie ça, professeur Tournesol, va!

    @ Nicolas : ah mais non mon cher ami snob blogueur, il ne faut pas pantoufler… et puis une pièce c’est détestable à lire… il faut la voir! et j’espère que tu pourras venir… :-)

  9. Oui, Nicolas, enlève tes pantoufles et va voir cette pièce ! C’est sur scène qu’on l’apprécie vraiment. :-)

    (Oui, je me mêle de ce qui ne me regarde pas, et alors ? ;-))

  10. @ Caro : tu me fais bien marrer! mêle-toi de tout, chère Caro, ça me fait bien plaisir ;-)

    @ Nicolas : si tu viens, peut-être que je t’offrirai une paire de charentaises? Enfin, si tu as mis tes plus beaux souliers, quoi.

  11. Hmpff!
    J’aime pas aller au théâtre (normal, j’y ai travaillé), pis j’aime encore moins les charentaises, na !

  12. Pingback: L’insoutenable pesanteur de l’artiste « Ce que tu lis

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