Mille et une pages cherchent bibliothèque

Déménagement.

Je paie cher mes deux passions. Livres et vêtements. Aïe. Voilà comment une lectrice un poil trop adonnée à la mode se retrouve à grimper quatre étages sans ascenseur avec vingt cartons portant la mention « Fringues/Bouquins ».

Mais le pire, chers tous, c’est que dans l’euphorie de l’installation, je n’avais pas réalisé que JE N’AI PAS DE BIBLIOTHEQUE. Et voilà mes amis qui pique-niquent assis sur mes Balzac, mes Proust et mes trente ouvrages (au moins) sur Berlin. Voilà votre servante, Magda, qui aurait bien équipé ses livres d’une puce qu’on pourrait faire clignoter à distance pour retrouver le dico d’anglais qui se cache sous la Recherche du temps perdu ou les tomes des Trois Mousquetaires. Enfer.

J’espère donc, en conséquence, que vous pardonnerez le peu de fréquence de posts sur ce blog (surtout toi, Nicolas BàL). J’attends toujours vos images pour Le Bic dans l’Oeil (aujourd’hui c’est le tour de Fafa de voir son image racontée!) et je me jette entre les pages d’Aux innocents la bouche pleine de François Simon, que les éditions Robert Laffont m’ont fait le plaisir de m’envoyer aujourd’hui. A très vite!

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17 Commentaires

Classé dans Ma vie littéraire

17 réponses à “Mille et une pages cherchent bibliothèque

  1. Sam

    ha ha petite joueuse, j’ai un jour déménagé 100 cartons uniquement de livres au 5e sans ascenseur…

    Tu dois avoir plein de courbatures… repose toi bien!

  2. cafebook

    Bon courage pour ce déménagement ! Je vais aller voir ton bic dans l’oeil de ce pas…

  3. Je te pardonne tout, tu sais bien. :)
    Moi aussi je vais déménager cet été. L’été dernier, je m’étais maudit et depuis j’ai assez peu acheté, finalement. Enfin, des livres, je veux dire. Non parce que des vieux appareils photo qui pèsent lourd, par contre… :/

  4. @ Sam : sans dec??? 100 cartons? Mais… c’est ton job ou quoi?

    @ Cafebook : merci, ça y est je suis plus ou moins installée… ;-)

    @ Nicolas BàL : bon courage pour cet été alors. Ouais, les vieux appareils, ça pèse un âne mort. Tu vas souffrir!

  5. Ça me rappelle de bons souvenirs de mon déménagement, ça. J’avais transporté la quasi totalité de mes livres (y compris dicos et encyclopédies) dans le bus avant de déménager le reste (j’avais trop peur qu’ils ne s’abiment sinon). J’en transportais une centaine à chaque fois, répartie dans un sac de voyage, un sac à dos et un sac en tissu. Heureusement que la ligne de bus passait en face des deux apparts… J’ai bien rigolé et les gens me regardaient bizarrement ;) .
    Bon courage avec les tiens !

  6. j’ai déménage il y a peu au 6è avec ascenseur. C’est encore mieux quand l’ascenseur est en panne le jour du démanagement ;-)

  7. Mo

    ah, nous avons les mêmes problèmes de déménagement! J’ai eu du mal à trouver un appartement où je pouvait caser bibliothèque ET armoire… Le problème, c’est qu’il ne correspond pas vraiment aux standarts ikéa; du coup, je n’ai pas non plus de bibliothèque pour le moment (et j’en ai marre…)

  8. @ Agnès : l’angoisse! enfin tu avais l’air de bien le prendre! ;-)

    @ Emeraude : bon ben à côté de vous les filles mon déménagement était une partie de plaisir… :-)

  9. @ Mo : oui c’est dur! mais là je me dirige vers Emmaüs et j’espère y trouver mon bonheur!

  10. Je compatis car je vais à mon tour conjuguer et mêler citations et pantalons dans près de 100 cartons!

  11. La dernière fois qu’on a déménagé, mon homme m’a suggéré d’en profiter pour me séparer de quelques livres… Il a bien compris que ça faisait partie des causes de divorce express !!!!

  12. Vite dépêche -toi de déposer cette idée de puce dans les livres ! je suis preneuse, ça m’évitera de tout retourner quand ma fille me demande à la dernière minute un bouquin pour l’école, que je suis sûre d’avoir mais où ? Bon courage en tout cas !

  13. « Je croyais les inventaires une sorte de monopole posthume de Georges Perec, qui a parlé lui aussi de l’art de classer ses livres, y compris pour ce célèbre ami à lui, qui vit toujours dans une chambre minuscule avec juste de la place pour les livres en dessous le lit : quand on en ajoute un, il faut en enlever un autre.

    On vit ainsi dans la tension entre accumuler, l’étagère des Minuit, l’empilement des POL, et ceux qu’on considère un peu fétiches, genre Lowry Faulkner Carver, et puis les grands alignements non pas utilitaires, mais toujours revisités, de Saint-Simon à Proust, ou le coin Baudelaire ou le coin Lautréamont : on aura une dizaine de livres regroupés là où jamais Maldoror ne sera plus long pour autant.

    Question parce qu’en voilà un qui nous la pose. C’est un errant. Il emporte avec lui, retrouve à Paris ou en Suède 469 kilogrammes de livres répartis en six malles et cantines. Je déballe ma bibliothèque c’est ce moment provisoire d’avant classement, où les livres, entassés au sol, encore entourés de papier protecteur, livrent individuellement leur histoire. Walter Benjamin retourne forcément la question sur lui-même : que cherche-t-on d’inaccompli pour soi-même à se faire suivre de tel ou tel livre, sinon pour ce qu’il recèle de cet inaccompli ? Et de citer un personnage de Jean-Paul, l’instituteur Wuz, qui, faute de pouvoir acheter des livres, écrit lui-même tout ce qu’il suppose devoir être dans les livres dont il lit les titres dans sa seule possession : un catalogue de bibliothèque.

    Quand je pars pour longtemps, j’ai rarement des hésitations sur les livres qu’il m’est nécessaire, à ce moment particulier, d’emporter avec moi. Sans doute même qu’à un certain moment on en achète moins, des livres : ceux qui comptent sont déjà dans la bibliothèque. Je n’ai pas la fibre bibliophile, même si j’aime à me rattraper de certaines carences de rééditions chez tel ou tel bouquiniste dont on évite de trop partager l’adresse.

    Quelquefois c’est la technique qui change la donne : un de mes premiers achats d’adulte a été un Littré d’occasion en huit tomes, je l’ai toujours, je me souviens parfaitement de son poids dans le vieux sac de sport pour le ramener à ma chambre. Aujourd’hui, Littré directement sur l’ordinateur portable, je le consulte beaucoup plus, mais jamais plus dans sa reliure de toile noire, puisque l’ordinateur permet d’y chercher par siècle, par auteur, ou de l’avoir avec soi dans n’importe quelle chambre d’hôtel. Mais pour Montaigne, Proust, Balzac ou Nerval et tant d’autres que j’ai aussi sur l’ordinateur, rien ne remplace le livre. »

    A propos de Je déballe ma bibliothèque de Walter Benjamin 2004 (c) François Bon

  14. Ah je connais ça, j’ai une bibliothèque mais elle n’est pas assez grande! bon courage

  15. @ Maud : toi aussi 100 cartons? ben dis-donc! tu peux faire un concours de poids avec Sam! ;-)

    @ Liliba : tu m’étonnes! je garde même un vieux dico économique et social qui date de 1990… je sais pas comment il s’est retrouvé là (vu qu’en 90 j’avais 9 ans) mais je le garde, allez savoir pourquoi!

    @ Cathululu : mon meilleur ami est très ingénieux, je vais lui demander de nous bricoler ça!

    @ Mohamed : magnifique citation. La question de Benjamin est tout à fait passionnante. Je ne me l’étais jamais posée… et cela me donne une idée…

    @ Roooxane : eh bien ça y est, hier j’ai tout déballé en désespoir de cause et tout empilé dans des coins, finalement ça donne un petit look bohème qui n’est pas pour me déplaire.

  16. @ Magda et Cathulu : Ces puces existent déjà, la technique s’appelle la RFID. Demandez les détails à Wikipédia ;) . Mais comme cela risque de vous revenir très cher, je vous suggère d’en rester aux bonnes vieilles bibliothèques et à la mémoire photographique (qui, elle, ne coute rien).
    P.S.: Comm retaper de mémoire parce qu’il s’est fait dévorer tout cru quand j’ai essayé de le poster l’autre jour.

  17. @ Agnès : c’est pas vrai! incroyable ce truc… comme quoi mon idée n’était pas si futuriste que ça.

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