Finalement, pour le livre, ça roule, non?

Une image du livre « Fantaisies souterraines » du photographe Jam Abelanet

Un couple sort de la FNAC, quartier des Halles à Paris. Lui, la cinquantaine, rond et hilare, tient sur son épaule deux sacs chargés à craquer de romans et d’essais. Je peux lire, à travers le plastique du sac, certains noms d’auteurs : Montaigne, Heidegger, Lévi-Strauss. Dans sa main gauche, pend un autre sac en plastique du même magasin, presque jusqu’à terre, rempli de BD dont je ne peux distinguer les titres. Elle, frêle, joyeuse et binoclarde, doit porter près de deux tonnes de romans fraîchement achetés, à la force de ses bras minces.

Je marche derrière eux, amusée, stupéfaite, jusque dans la rue Montmartre. En sens inverse me dépasse une jeune fille d’origine asiatique qui marche à toute vitesse, son petit nez dans un livre, tournant les pages avec frénésie. Ses longs cheveux raides risquent de me gifler au passage. Je me retourne sur elle. Son sac en bandoulière bat la mesure à chacun de ses pas rapides. Elle n’a pas levé la tête de ses pages.

Plus tard, dans le métro, je suis plongée dans la lecture du scénario du prochain film de Tony Gatlif. J’interromps ma lecture pour vérifier le nom de la station. On est à Odéon, tout va bien, j’ai encore du temps avant de bondir hors de la rame. Soudain, je me rends compte que dans ce wagon de la ligne 4, tout le monde, ou presque, est en train de bouquiner. Ici, cette femme blonde et bourgeoise qui lit un roman noir. Là, un étudiant en arts plastiques – on les reconnaît toujours avec leur veste bleu de Chine, n’est-ce pas Stéphane – qui se gratte la tête en découvrant Guy Debord. Ailleurs, une gamine qui dévore un manga, écrasée par la foule plus haute qu’elle ; plus loin encore, un cadre sup’ s’instruit sur l’état du monde avec un gros ouvrage politique et tout près de moi, une jeune fille lit un ouvrage à caractère sentimental hautement réprouvé par le snobisme littéraire (un Guillaume Musso… il en faut pour tous les goûts, n’est-ce pas?).

Qui a dit que les Français n’aimaient pas lire?

Je vous propose d’ailleurs de découvrir ici un article intéressant et vraiment marrant sur les différents types de lecteurs dans le métro. Et ce métro parisien, d’ailleurs, inspire les auteurs. Y a longtemps, j’ai lu l’excellent Métro Ciel de Claire Fourier, ou la rencontre sensuelle et folle de deux inconnus d’âge mûr dans une rame. Sans oublier notre Zazie dans le métro (Raymond Queneau) nationale… Surprenant, Fantaisies souterraines, un livre de photos de Jam Abelanet, montre des modèles à poil et sans poils déambuler dans les couloirs vides du métro, ou se percher sur les bornes Navigo. Idée amusante, d’autant que les clichés ont été pris sans autorisation de la RATP, pour un résultat graphique intéressant, mais plutôt inégal.

Toutefois, la plus grande classe, la plus grande marque de snobisme littéraire, chers lecteurs, là voilà : se plonger dans le scénario du Dernier Métro* de François Truffaut à 1h du matin dans une rame déserte!

*publié par La Petite Bibliothèque des Cahiers du Cinéma

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39 Commentaires

Classé dans Ma vie littéraire

39 réponses à “Finalement, pour le livre, ça roule, non?

  1. ça m’a toujours fascinée, quand je vais à Paris, de voir tant de gens lire dans le métro, et ça me fait toujours chaud au cœur.
    Là où j’habite, point de métro et moins de lecteurs dans le tramway ou les bus. Mais cela ne m’empêche pas, quand j’en croise un, d’essayer de deviner le roman qu’il lit. :)

  2. Merci pour le clin d’oeil

    Drole de constater que je me faisais la même remarque ce matin même en allant au boulot. Et oui les gens lisent. Je ne suis pas à Débord mais à Musil que je découvre, aussi.

    Il est juste de dire que ça fait du bien dans un climat où l’on pourrait croire que la lecture n’est pas si pratiquée par nos compatriotes. Mais, ouf. Et puis, vaut mieux un bon bouquin que ce soit debord ou un polar plutot qu’un piteux journal gratuit qui nous vend le programme politique du moment chaque jour qui passe.

    OUI à la lecture

    encore merci, et ma veste aussi te remercie

    :)

  3. Bonjour,

    c’est très marrant car je me faisais exactement la meme remarque avant-hier. Bien sur, il y a de tout et pour tous les gouts (tant mieux).

    Serait-ce un effet lié au prolongement des vacances et au calme relatif du mois d’aout ? Il faudra vérifier cela à la rentrée !

  4. C’est vrai que dans le métro les gens lisent. Mais, trop plongée dans mes propres lectures (comment imaginer un seul instant de voyager sans un bouquin ?), je ne m’en rends pas toujours compte… ;)

  5. funny face

    ici aussi on lit moins dans les transports en commun, sans doute parce que le soleil est là à chaque fois et qu’il est facile de se laisser bercer par le chant des cigales … c’est sur la plage ou sur l’herbe, écrasés de soleil que les gens lisent, cachant derrière leurs lunettes fumées des yeux luisants de curiosité : mais où se cache donc lisbeth ? entre les pages écrues d’un livre à la couverture sombre et sarcastique ….

  6. Non seulement je lis dans le métro mais je pense que c’est là que je lis le plus et je choisis mes livres en fonction du métro (enfin de mon sac à main ce qui revient au même)… Donc poche, poche, poche et de préférence moins de 400 pages.

    Exception notable (côté format) : « Vous plaisantez Monsieur Tanner » de Dubois récupéré hier soir lors du pique-nique livres échanges et que j’ai commencé ce matin. Excellent…

  7. Ce ne sont pas les livres qui manquent par ici.

    Juste le métro…

  8. holden

    Un jour où l’autre, il faudra que l’on se penche sérieusement sur cette idée que « lire c’est bien »… Après tout, peut-être que lire est parfois aussi mauvais que regarder la télé (parce que au « lire c’est bien » fait écho le « regarder la télé, c’est nul »)…
    LEs gens qui lisent Musso, Lévy, etc. je ne vois là rien de très enthousiasmant…

    Ce qui est drôle quand même avec la lecture dans les lieux publics, et tu l’évoques bien dans ton billet, c’est la représentation de soi qui est alors à l’oeuvre… Le livre tient alors lieu d’apparat, de signe, livré au regard des autres, et qui, combiné avec d’autres signes – telle une veste mao – ouvre la voie à de belles spéculations…

    J’adore regarder les gens lire dans le metro. Peut-être un peu à la manière dont j’aime lire les gens sur les blogs…

    p.s.: ça en jette la « lecture du scenario du prochain film de Tony Gatlif »…

  9. Quand je mettais une heure et demie pour aller travailler, l’idée de lire me sauvait de la déprime.

    @Funny face: Je ne comprends pas comment Magda peut supporter autant de provocation, ce commentaire est odieux!
    « sans doute parce que le soleil est là à chaque fois et qu’il est facile de se laisser bercer par le chant des cigales  » Le chant des cigales dans le métro parisien c’est pas pour demain:(

  10. @ Roooxane : mais à une époque pas si lointaine il y avait vraiment des cigales (ou des grillons je ne sais pas) dans le métro et ça chantait ferme à certaines stations ! Je ne sais pas (ou plutôt si, je l’ai su mais j’ai oublié) comment et pourquoi elles ont disparu.

    @ Magda : ton message m’a donné l’idée d’un petit jeu sur mon blog. Si tu as un (des) idée(s)…

  11. J’étais dans le métro en train de lire le scénar du prochain Manon Heugel, lorsqu’entra alors une plantureuse unijambiste.

  12. holden

    @CeciledeQUoide9:

    les fourmis ont étouffé les cigales.

  13. c’était des grillon, dans le métro :-)

    la longue grève de décembre 1995 leur a été fatale, bien qu’une association de furieux milite depuis pour leur réintroduction.

    véridique en tous points.
    cool :)

  14. @ arbobo : raison de plus pour instituer un service minimum ;o)

    @ Magda : heu, maintenant que j’y songe, ça roule un métro ?

  15. funny face

    @roooxane : heu … je suis désolée pour le commentaire odieux …. vraiment. ;) pour la peine je paye l’apéro sous les pins (oui, oui !) à toute la compagnie lors de votre prochain passage dans le sud … pardonnée ?

  16. Oui funny face, dans ces conditions tu es pardonnée:)

  17. Mais que lisent-ils les métrolecteurs des differentes lignes? Je voudrais bien faire des recherches parce que j’ai l’impression qu’ici à New York, les bouquins, les genres, et surtout les langues ne sont pas les même chez le Numéro 7 que chez le A train, etc.

  18. Ça me fait penser à un joli dessin de Sempé.
    La grande vitrine d’une librairie, emplie de dizaines de livres du sol au plafond.
    On peut lire les titres du genre :
    « le livre : mort annoncée »
    « la fin de la littérature »
    « les mots impuissants »
    « la défaite de la lecture »,
    etc…

    :)

  19. @ Laurence : eh oui, je crois que nous sommes nombreux à jouer à ce petit jeu-là! Et puis à Paris nous avons plus de temps pour lire dans le métro, parce que les trajets sont plus longs… Tu habites dans quel coin?

    @ Stéphane : bien d’accord avec toi. Je lisais tout à l’heure DirectSoir, à peine digne des pages people de Télé Z, c’est dire.

    @ Yohan : la rentrée s’approche déjà et vraiment, je crois que c’est une constante… tant mieux!

    @ Fashion : soit on surveille, soit on est surveillé! mais il y a toujours une curieuse comme moi qui traîne pour vous regarder lire, héhé…

    @ Funny face : ah la veinarde! ma foi, je t’envie un peu, c’est vrai, mais j’avoue que je suis terriblement urbaine. Lire un essai de Kierkegaard au fond d’une rame à Reykjavik ne me fait pas peur! Profite quand même de ton temps radieux, ici c’est pourri.Pour l’attention, fais gaffe, Rox et moi on prend note.

    @ Cécile de Quoide9 : oui, le poche, toujours le poche dans le métro! C’est dommage pour le livre d’art… enfin, il reste Taschen. « Vous plaisantez… » c’est de qui?
    Au fait, les grillons : c’est tout à fait juste, je l’ai lu sur les panneaux d’histoire que la RATP affiche en grand dans les stations de métro.
    Euh, c’est quoi ton jeu, miss?
    Pour finir, oui, ça roule, un métro. Ca ne glisse pas.

    @ Christophe : tu ne lis rien à tes poulettes?
    Formidouble, l’unijambiste, on la fait jouer dans mon film?

    @ Holden : oh, oui, Musso et Lévy sont exécrables! Mais de là à dire que les lire, c’est mauvais pour l’âme… Je ne pense pas. C’est de l’ordre du divertissement, certes. Mais quand même, il y a dans la lecture cette chose formidable et non passive qui fait que tu CHOISIS, tu agis, tu réfléchis. Tu ne gobes pas un téléfilm pourri sur M6. C’est différent…
    Quant à Tony Gatlif : je suis d’accord, ça en jette grave! Eh oui mais que veux-tu, c’est mon milieu, mon métier, tout ça, rien de plus. Rien d’extraordinaire. Sauf que Gatlif est un auteur extraordinaire, mais ça c’est une autre histoire.

    @ Roooxane : oui et je vis la même chose bien souvent, comme tu sais…

    @ Arbobo : merci, schtroumpf à lunettes!

    @ Jay Livingston : alors ça, je trouve que c’est une idée absolument fabuleuse, Jay. Faisons une offre à l’université de New York et allons étudier ça de plus près?

    @ Djac Baweur : Sempé toujours dans mon coeur… tu as ce dessin dans ton PC? Tu me l’envoies? (PS : quel pseudo, je ne m’en remets pas, il est fantastique)

  20. Haa, malheureusement, non, je ne l’ai pas sur mon Mac (hahem), parce que je le cite de mémoire, d’un des deux albums que j’ai offert à mes parents. C’est soit dans « insondables mystères » (avec en couverture un chat noir de dos, à la tête légèrement penché comme le fait un chat curieux, perché sur le rebord d’une fenêtre découpée dans une immense bibliothèque), soit dans « la grande panique » (en couverture, une vue aérienne : il pleut ; d’un côté du mur de l’école, les parapluies noirs sont regroupés, ce sont les parents qui attendent, de l’autre, les gamins courent tête nue en sautant dans les flaques).
    C’est vrai que « joli dessin de Sempé », ça sonne comme un pléonasme ! ;o)

    (oui, mon pseudo c’est finalement ce que j’ai fait de mieux depuis que je suis sur internet… :o) )

  21. @ Djac Baweur : merci, je regarderai. Mais non, ton blog est très bien, ton pseudo n’est pas la seule bonne chose que tu aies faite sur Internet! (avoue que tu cherchais un peu le compliment! :-) )

  22. (alors là, pas du tout.)

    (si, et alors ?)

  23. holden

    rapidement :
    j’ai l’impression que de la mauvaise littérature peut faire autant de mal à l’âme qu’une téléfilm bidon… Par certains schémas de pensée (idéologie) véhiculés… Souvent, ce qui fait l’énorme succès des livres de Marc Lévy et cie, c’est des histoires qui reproduisent des modes relationnels convenus, c’est plombant de conformisme, et c’est ce qui plaît tant aux gens finalement… ils ne sont pas trop bousculés…
    Sans même parler du style… Je ne sais pas bien précisément quel effet cela peut avoir sur les gens, mais un style aussi fade que celui de Levy, ça doit générer des choses… dans le rapport esthétique au monde… je sais pas, un truc pas terrible en tout cas…

    Quant à la fameuse distinction passif/actif… je m’en tiendrais à une observation de base : quelqu’un qui lit est généralement sans mouvements, de la même façon que quelqu’un qui regarde la télé…

    Je ne sais pas ce que tu en penses, mais j’ai l’impression que si l’on se « penchait sérieusement » (décidément, je vais finir pas tomber) une fois encore sur ce lieu commun « lecture active et télé passive », on pourrait nettement le relativiser… En tout cas, cela mériterait un examen approfondi des connexions neuronales, des réactions de l’hypothalamus, bref, un truc super long et fastidieux…
    et puis, sans doute, on serait bien embêté de tordre le cou à l’un de ces lieux communs que l’on chérit tant par ailleurs, qui fournissent toujours de bonnes occasions de débattre ou de s’entendre sur le mode du « les autres sont passifs et nous on est actif »…

    j’ai fait un peu long quand même finalement… désolé.

  24. B’en quand même, un livre, faut le tenir, tourner les pages, garder la tête dans la même position, usw. Alors qu’à part appuyer sur >> pour faire aller New York Unité spéciale jusque la fin de la coupure pub, je ne suis pas persuadé que je me foule plus de neurones et muscles en me télévisant la gueule qu’en lisant.

    Ceci dit, je n’ai jamais lu Marc Lévy.

    Peut-être par antisémitisme…

  25. holden

    Lecture et télévisionnage sont des divertissements qui reposent sur la passivité des gens…
    laissons tomber les bouquins, mettons nous aux jeux videos!

  26. en fait ce qui t’énerve, c’est qu’on mette en danger ce nouvel aspect de ton métier, dans lequel tu crains d’être encore débutante?

    je fais pas de psychanalyse sauvage, je me demande jusque ce qui fait qu’on s’énerve autant, parfois, dans des situations qui ne devraient pas le mériter.
    La posture de ce mec est assez facile.
    Et sa manière de sous-entendre que tu ne fais pas de films fait partie du truc, il voit que tu démarre au quart de tour et il cherche à t’enfoncer ou t’humilier.
    C’est un peu ridicule, mais comme tu le dis, ça peut donner une 2e rencontre intéressante :-)

    dis, je pense à un manuel de réalisation pas mal, avec plein de schémas sur les angles de caméra et cie, je l’ai prêté faut que je retrouve le titre si ça t’intéresse .

  27. Ah parce que tu veux vraiment faire des films ?

  28. @ Holden : oui c’est un lieu commun de décréter que lecture = active et télé = passive, mais lieu commun ne veut pas dire image fausse… et oui, je crois que lire = solliciter ton cerveau qui crée des images en corrélation avec les mots, donc lire = actif, même si les mots sont merdiques et que je serai capable de me chauffer au Musso-Lévy-Coelho tout l’hiver prochain. Je n’ai malheureusement pas de cheminée. C’est exactement ce que défend Bruno Bettelheim dans « Psychanalyse des contes de fées » : pour lui, le fait que l’enfant lise le conte de fées sans illustrations est primordial, car son imagination est complètement sollicitée et que des mécanismes inconscients entrent en jeu (prendre conscience de sa place dans la famille, affronter sans le savoir un problème œdipien, etc.)
    Quant aux jeux vidéos… es-tu sérieux? Car pour ma part, je ne sais trop qu’en penser… est-ce de l’activité ou de l’hystérie? Quand je me revois derrière ma console à 15 ans en Lara Croft, essayant de pulvériser des types avec un gun, je ne suis pas sûre de ne pas avoir perdu mon temps. Mais je me suis bien marrée.

    @ Christophe : « usw » : tu parles le boche, toi?!
    Et… oui, cher Christophe, je veux faire des films (d’ailleurs… j’en fais. Du moins je bidouille). Au fait merci, avec tes coms, je vais me retrouver avec la ligue de la lutte contre l’antisémitisme sur mon blog, j’aurais l’air fin, tiens! ;-)

    @ Arbobo : au début je ne comprenais pas où tu voulais en venir, maintenant oui : en fait ton commentaire appartient au billet suivant :-) Bref, oui, c’est sûr que je suis partie au quart de tour, mais ce n’était pas par rapport à mon envie de filmer qui est encore à l’état d’essai -en effet. Non, ce qui m’a soûlée à ce point, au début de cette discussion, c’est qu’on puisse, de nos jours, considérer un art comme le cinéma comme un média pervers et manipulateur. Il peut bien sûr l’être, comme n’importe quel autre art. Mais je trouvais que le discours de BBB s’apparentait plutôt à un radicalisme de glandeur ignare. J’ai changé d’avis par la suite. Et puis il faut dire que j’étais crevée! et que le métro est oppressant comme tu le sais… et qu’il m’avait abordée de façon un peu sèche, aussi. Je ne pense pas qu’il cherchait à m’humilier du tout, car ce livre ne crie pas sa prétention d’ouvrage scolaire (il ne ressemble à rien de l’extérieur).

  29. Psychologie de bazar : gr. n. f. Manière de commenter les comportements d’autrui sans disposer d’aucune forme de fondement scientifique, en se basant sur des évidences. V. Café du commerce. Ex : « Quand je me revois derrière ma console à 15 ans en Lara Croft, essayant de pulvériser des types avec un gun, je ne suis pas sûre de ne pas avoir perdu mon temps. » C’est c’la ouiiii….

  30. @ Christophe : eh non, là, je ne fais que juger mon propre comportement.

  31. C’est mon « C’est c’la ouiiii… » qui illustrait la définition, ta citation n’étant alors qu’une succulente mise en contexte.

    Ceci étant, il me plaît à croire parfois que je est un autre.

    L’enfer quoi.

  32. @ Magda : vous plaisantez Monsieur Tanner est de Jean-Paul Dubois, l’auteur de « Une vie française ».
    Quant à mon jeu du « livre idéal à lire dans le métro à la station XXX » je ne t’explique pas puisque j’ai vu que tu avais (brillamment) participé… Je précise simplement que tu peux recommencer autant de fois que tu veux jusqu’au 09/09.

  33. @ Christophe : hein??? (incompréhension totale).

    @ Cécile : merci pour le titre. Attends j’ai pas déjà gagné tu veux dire?!!!!!

    @ Djac : Mister Bauer, fumeriez-vous des cigarettes qui font rire? :-)

  34. @ Laurence : j’y vais souvent… les gens y lisent beaucoup en terrasse!

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