Ma carte de voeux

Certaines images sont plus fortes que les mots. Mais quand mots, images et musiques se coordonnent pour envoyer un message aussi fort (quoique très attendu et très évident), eh bien, je tire mon chapeau. Bravo Radiohead.

I’m the next act
waiting in the wings
I’m an animal
Trapped in your hot car 
I am all the days 
that you choose to ignore

You are all I need
You are all I need 
I’m in the middle of your picture
Lying in the reeds

I am a moth 
who just wants to share your light 
I’m just an insect 
trying to get out of the night

I only stick with you 
because there are no others

You are all I need
You are all I need 
I’m in the middle of your picture
Lying in the reeds

It’s all wrong
It’s all right
It’s all wrong

Radiohead, All I need, (In Rainbows)

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25 Commentaires

Classé dans Mal rangé

25 réponses à “Ma carte de voeux

  1. Fafa

    Depuis le temps qu’on le sait si toutes les personnes qui relaient ce type d’information étaient descendues dans la rue/avaient refusé de voter/ avaient cesser de consommer/ avaient exigé de réelles normes et une réelle éthique de la part des producteurs, les choses auraient pu changer même rien qu’un peu.

    Il faut voir la gueule du tout venant entassé qui aime pourtant à pleurer sur la misère humaine, quant tu leur proposes une grève de la consommation.

    Il faut voir la tronche des anars qui dénoncent le grand capital à tout va quand tu leur demandes d’abandonner leur cartes bleues et leurs téléphones portables.

    La question je l’ai déjà posée. Je la pose à tout le monde tous les jours : Que sommes nous prêts à abandonner qui pourrait faire de nous des personnes tendant vers un semblant d’humanité ?

    La réponse jusqu’à ce jour : Rien.

    Que souhaites tu provoquer en tendant l’éternel miroir de notre manque d’humanité ? Que serais tu prête à abandonner si cela pouvait tout changer ?

    Et je ne te parle plus là de valeurs financières ou de « système confortable » je te parle d’un mode de pensée basée sur les notions de propriété et de valeur marchande. Celui auquel toi comme moi faisons appel au quotidien dans le plus innocent des automatismes – allumer la lumière – aussi bien que dans la plus généreuse des formulations.

    Il n’y a rien à faire pour ces enfants. Rien de rien. Parce que personne ne veut en supporter les conséquences et personne n’est prêt à changer jusqu’à sa façon d’envisager l’existence pour une bande de gamins, on les connaît même pas.

    Ils ont toujours été là. Depuis que j’ai 5 ans je regarde ces images qui ne changent pas, j’écoute les associations les politiques tout ces gens qui disent qu’ils font des trucs et que ça marche et pourtant les images ne changent pas et les esclaves et les morts ce sont toujours les mêmes parce que je mange du surgelé que j’ai un frigo une télé et des chaussures ? Le problème va beaucoup plus loin que ça.

    Bien que tout le monde veuille se donner bonne conscience dans les faits il ne se passe rien. Aucun homme politique n’a comme programme d’éradiquer la misère car en pratique cela fait appel à des valeurs qui nous dépassent.

    D’aussi loin que je me souvienne c’est leur misère qui nous permet de vivre. Est ce que personne ne comprend réellement ça ? Cela fait longtemps pourtant qu’il nous a été expliqué que s’ils n’étaient pas dans ces conditions là nous n’aurions aucune possibilité de production à grande échelle et pas du tout la possibilité de maintenir le train de vie qui est le nôtre.

    Si nos gouvernements agissaient vraiment et que les conditions de vie de ces enfants là changeaient vraiment notre mode de vie s’en trouverait modifié à tel point que nul ne souhaite vraiment que cela arrive. La vérité est là. La cerise sur le gâteau ? Nous le savons tous.

    C’est expliqué écrit détaillé depuis des années par les économistes qui ont tribune publique.

    Comme il est aussi écrit et détaillé dans le moindre bouquin d’économie la marche à suivre pour que la vie de ces enfants changent. Si on le souhaitait réellement on accepterai la mise en pratique de ce qui est proposé. Nous l’exigerions de la part des gouvernements. Ceux qui votent c’est nous, ceux qui consomment c’est nous. Ceux qui ont le pouvoir c’est encore nous, ceux qui font et défont l’histoire de ce monde c’est nous.

    Et t’as vu pour qui « nous » avons voté ? Et revoté aux Etats Unis !?

    En ces temps de crise « nous » avons d’ailleurs laissé toute licence aux politiques pour nous sauver la mise et NiKo qui maintient le marché en « sauvant les banques » ne saurait faire l’objet de critiques. La baguette n’a pas encore augmenté.

    Et pourtant il a été dit dans le même temps qu’une infime partie des fonds miraculeusement trouvés – dans nos poches – aurait suffi à enrayer durablement la problématique de la faim et ce à une échelle mondiale.

    Tu les as vu toi Radiohead descendre dans la rue et tout péter pour que cet argent là qui est celui de tous soit redirigé dans la minute ? Tu as vu, entendu quelqu’un une seule personne proposer une émeute, l’incendie de l’assemblée nationale ou même une marche pacifique de protestation ? Un politique a-t-il ne serait ce que proposé un grand sit in protestataire ? Et d’après toi combien de personne y auraient été ?

    Moins qu’à Rock en Seine je te l’assure.

    A la place nous avons tous serré les fesses louant le nouveau messie niKo sauveur du prix de nos baguettes.

    Entre « eux » ces enfants qui fabriquent nos chaussures et « nous », ceux que nous avons très ouvertement choisi, en toute conscience et en toute connaissance de cause car les chiffres ont été publiés, c’est « nous ». Nos APN et nos chaussures en cuir valent mieux qu’une bande de va nu pieds encore une fois nous avons persisté et signé.

    Personne ne veut rien savoir et personne ne veut rien faire, parce que nous sommes tous bien moins qu’humains.

    Bien évidemment je salue les belles paroles joli blabla mais Radiohead ils sont payés pour ça, je les garde sous le coude pour mon prochain chagrin d’amour.

    Des gamins qui nous cousent nos godasses et qui sont prêts à nous trouver sympa pourvu qu’on leur jette les miettes à la fin du repas. C’est Byzance tout de même. Qui serait prêt vraiment à abandonner cette posture là ?

    A ce jour je n’ai croisé personne mais vraiment personne absolument personne nulle part qui soit capable de me répondre.

    Et j’aurais bien voulu Magda, crois moi, être capable de me contenter d’applaudir l’intention. Des intentions y a que ça on croule sous les intentions les dénonciations l’indignation. Plein de trucs en tion qui ne servent à rien, jamais.

  2. Chère Fafa,

    bon, d’abord, je tiens à te dire une chose : ce que j’aime chez toi, c’est que tu n’es jamais complaisante, tu dis toujours ce que tu penses, même si ça arrache un peu. En plus, ta verve est belle, ta prose est authentiquement en colère, et c’est dur, mais agréable à lire.

    Cependant… cependant un coup de gueule comme le tien est-il autre chose qu’un clip comme celui de Radiohead? Non. En substance, vous dites la même chose, de façon publique : personne ne fait rien, personne ne veut rien voir, pourtant cela existe bel et bien.

    Et puis, on a le droit de ne pas être d’accord sur la méthode. Pourquoi TOUT casser? Pourquoi la colère globale, immense, le feu qui consume tout, qui détruit tout? Tout reconstruire ensuite? Bof. Je n’en ai pas envie, c’est vrai.

    Non, c’est vrai, moi non plus je n’ai pas envie d’habiter dans une maison en bambou et de traire des chèvres et de faire du troc et de vivre comme une sauvageonne à la JJ Rousseau. De là à dire que je ne veux aucun changement, que mes concitoyens ne veulent aucun changement, je ne suis pas d’accord.

    Le vote pour Sarko? Pourquoi se flageller toute la journée? Elle est où, l’opposition, putain? Je n’ai pas voté pour lui, et comme beaucoup j’ai pourtant voté. Quand la gauche veut passer, elle passe, non? L’Histoire (81) (USA 2008) ne le prouve-t-elle pas? Si un Président noir peut remporter les élections dans un pays pourri par le racisme, comment se fait-il que la gauche française en soit toujours à bouffer son caviar à la petite cuillère dans son coin, sans se soucier de se magner un peu les fesses?

    Je ne crois pas, moi, à la Révolution. Je crois au changement, je crois, et je vois, et je sais, qu’il est possible. Ce sont parfois de toutes petites initiatives isolées, parfois de grandes mesures nationales. J’ai vu, de mes yeux, des femmes s’organiser dans des pays en guerre pour remettre tout le monde au travail et sauver la vie de leurs neufs gamins.

    Il y a 6 ans, j’ai fondé une association étudiante pour la promotion du commerce équitable. Au début, c’était un tout petit machin, on travaillait avec quelques producteurs africains et sudaméricains. Aujourd’hui, l’asso bosse avec une vingtaine de coopératives dans le monde. Des écoles ont pu être construites, des villages se dotent de puits, etc. Quand j’entends qu’un enfant de plus a pu aller à l’école, même si ce n’est qu’UN SEUL enfant, je saute de joie. Quand j’apprends qu’une cantine d’entreprise ne sert plus que du café équitable, je sens que ça avance. Sais-tu ce que ça représente pour une coopérative de soixante travailleurs africains, de vendre plusieurs kilos de café à une entreprise européenne? Ca veut dire que tout le monde peut vivre, que des enfants sont soignés au lieu de mourir à 8 ans, qu’on peut s’acheter une bête de plus pour le troupeau, etc.

    Le travail des enfants, hélas, fait vivre parfois toute une famille. L’interdire c’est s’aveugler. Il faut le limiter, il faut scolariser l’enfant parallèlement au travail, il faut le rémunérer autant qu’on rémunère les adultes, il faut qu’un contrôle très rigoureux soit appliqué à leurs conditions de travail. Mais interdire le travail des enfants de façon globale et bien-pensante est une énorme connerie. Il vaut mieux qu’une petite fille soit aux champs avec sa famille, même si elle serait mieux à l’école, plutôt que prostituée dans un bordel de Bangkok.

    Je ne porte jamais de Nike, de Reebok et de toutes ces marques ignobles qui exploitent les gosses, j’achète généralement éthique, équitable et mes fringues viennent souvent des friperies plutôt que de chez H&Merde. C’est un petit geste, mais de plus en plus de gens le font. Petit à petit, c’est quelque chose qui s’installe dans les mentalités. Ca prend un temps fou. Mais ça marche.

    Ta colère est saine, comme dirait l’autre qui nous a bien plantés ; le monde a besoin de cette colère, mais pas sommeillante, dans un coin de ton salon. Si tu es révoltée par ce qui se passe, Fafa, tu peux faire des tonnes de choses. Et se dire : « je ne fais rien parce que c’est politiquement correct de bosser pour une ONG ou de consommer éthique », c’est jeter une bouse de vache en plus à la face de tous ceux qui sont dans la merde.

    Mais peut-être agis-tu toi aussi, je ne dis pas ça pour toi en particulier. C’est juste que je pense que nous sommes trop nombreux à râler, et trop peu à prendre en compte ce qu’on peut VRAIMENT faire nous-même, au lieu de se reposer sur une idée de révolution qui ne viendra jamais.

  3. Tout ceci est très vrai
    Le changement on peut y croire,
    j’essaie aussi
    Je fais encore des erreurs d’achats à ceux que je vois, haha
    mais bon les ordinateurs et tout le toutim c’est la même chose. Je pense que certains ne sont pas fabriquer dans de merveilleuses conditions, non. Les vêtements c’est certain, et quand on lit Gomorra, ça donne envie de se balader à poil, mais bon certains hommes ou certaines femmes, on préfère les voir habiller non.

    ce qui est certain c’est que la politique doit etre faite par le peuple et pas par les politiciens, eux ce ne sont que de simples pantins aux mains de l’économie.

    Oui aux initiatives persos, dans toutes sortes de domaines, j’applaudis ton asso, et personnellement, je ne sais pas si de mon côté faire une telle chose serait dans mes cordes, je fais ailleurs, autrement, à ma manière, modestement.

    Il y a de la merde dans le monde, le tout est de s’interroger à comment la faire maigrir. Ce n’est pas avec des positions manichéennes ou pseudo révolutionnaires que l’on évoluera. Je pense plus qu’il faut inverser et à nous de nous battre, à notre manière, en étant honnete, un maximum.

    On fait tous le même constat, les politiques n’avancent pas. Sarko Sego, Bayrou, rien. HAHA
    Donc à nous de proposer notre idéal et de mettre en route. Ce que je ne veux pas, c’est rentrer dans le capitalisme coute que coute, c’est à dire dans ma création. Faire pour faire m’ennuierait.

    Quoiqu’il arrive on reste souvent sans mots devant l’horreur, et souvent on a honte d’être un homme. Seulement il faut lever la tête et avancer, et dire MERDRE à tous. Haha

    Il y a trois ans, j’avais créé une fausse chaine de télé, et une émission de téléréalité qui proposait d’inverser les rôles, à la manière de l’ile des esclaves de marivaux. J’envoyai Chirac en Côte d’ivoire pendant qu’un ivoirien vivait à l’Elysée. Ce fut drôle, car j’écrivai le scénar. Mais, l’inversion totale, n’est peut etre pas une solution. Et je te rejoins Magda quand tu dis qu’un enfant peut travailler avec sa famille, en tout cas c’est largement mieux que la prostitution. Enfin, voilà…je ne pense pas, personnellement, que je changerai énormément de choses dans ces domaines qui sont de l’ordre de l’humain et qui sont tellement difficiles à controler. Une amie participait à des échanges entre les beaux arts du congo et ceux de strasbourg, le quotidien qu’elle avait, très fort et instructif, n’est pas réellement fait pour moi. Malgré, j’envisage bien de voyager en Afrique et de bricoler encore et encore, et de faire des échnages. ça oui!

    Il y a aussi une question c’est celle de l’asso. Celle de l’asso pour se faire bien voir, Je ne parle pas de toi magda, je te connais qu’un peu mais je sais que ce n’est pas ton cas. Que ce soit certains people ou mme certains langda, l’asso ça valorise l’ego. Un ego qui souvent ne sera pas satisfaire ses proches. Donc tentons deja de venir aux besoins de nos proches, et c’est ce que j’essai de faire, plutot que de se mettre en valeur avec une asso. Je sais c’est pas dans tous les cas, mais je l’ai vu aussi, ça me gave.

    Bref, le changement est en route, ça se sent.

  4. @ Stéphane : c’est sûr, on n’est pas obligés de travailler dans une ONG pour participer à sa manière. D’ailleurs, on n’est pas obligé de participer du tout. Il faut être en accord avec soi-même, voilà tout. Ce qui est certain, c’est que même si côté politique, ce n’est rose rose en ce moment, il ne faut pas perdre de vue que nous avons l’immense chance de vivre dans un pays où nous pouvons et DEVONS voter, où l’expression citoyenne existe (on ne finit pas en taule quand on tient un blog en France, en Afghanistan, si). Profitons-en. La France politique n’est pas si corrompue que cela (et pour avoir été en Irak, je peux te dire que ce ne sont pas que des mots mais une réalité). Ne perdons pas la foi en la démocratie.

  5. Ah nan Magda, sur ce cas là je te rejoins bien entendu. Je vote, oui. Je ne fais que ça dès que j’ai eu la possibilité de le faire, et j’ai été en colere contre ceux qui ne l’ont pas fait en 2002, et qui ne le font pas encore.

    Je te rejoins entièrement. Ce n’est pas nouveau. HAha

    je ne comprends pas les ahuris qui affichent qu’ils ne votent pas. Tout ceci est historique et nous devons voter.

    Je pense, enfin, que chacun participe. Oui. Enfin, par moments, je m’en persuade. N’est ce pas la facilité de tomber dans les achats de grande marque que tu citais plus haut? N’est ce pas le confort matérialiste?

    Pour moi, le changement vient de la résistance. Et la résistance n’est pas éloignée de la création, comme dirait deleuze créer c’est résister. Résister oui. Résister à ce que l’on nous bassine, résister à la consommation, (bon d’accord je consomme des livres ok ok j’avoue), résister à la normalisation et à l’alliénation. Voilà.

    Bon j’aimerais qu’un jour on discute de vive voix tout de même autour d’un bon foie gras de girafe fait maison.

  6. @ Stéphane : avec un toast à l’épicéa, du dauphin frites et tout, alors.
    Créer c’est résister : je suis tout à fait d’accord.

  7. « Depuis que j’ai 5 ans je regarde ces images qui ne changent pas, j’écoute les associations les politiques tout ces gens qui disent qu’ils font des trucs et que ça marche et pourtant les images ne changent pas  »

    Tu semble bien désabusé Fafa, et je te plains. J’aimerai te donner un peu d’espoir, mais je ne suis pas sûr que mon petit commentaire étique emportera tout ce poids de désespérance dont ton long message ne semble qu’un aperçu.

    Je suis moi même cynique, acceptant le monde comme il est.

    mais je suis optimiste, et plein d’espoir, parce que je sais que si les combats ne changent pas le monde totalement, ils contribuent à le rendre moins pire.

    Alors pour certains cela est vain, et il est préférable de ne rien dire si ce n’est pour rien faire. Les paroles et messages de Radiohead résonnent alors comme les prophéties des U2 et autres BHL, aboyant de loin mais incapables apparemment de changer réellement les choses.

    Mais le monde ne serait-il pas pire si les Sarkozy étaient élus à 65% au lieu de 53 ?
    Si aucun syndicaliste, aucun bénévole, aucun politique, aucun écrivain, aucun manifestant ne disait de temps à autres : « Ca suffit, vous n’irez pas plus loin ! », ne serions pas un peu plus dans l’inextricable ?

    Je ne crois pas à la théorie du pire, à l’attente d’une situation tellement horrible qu’enfin les gens se révolteront. Ils le feront s’ils sont dans des dynamiques de changement. aucune révolution n’est née du pire et de l’absence de revendication et d’action. Toutes les révolutions, toutes les grandes réformes, toutes les innovations sociales naissent de la parole et de l’agitation, fut-elle futile, déplacée, insignifiante.

    N’oublions pas le rôle de l’opinion publique occidentale, agitée par le monde du rock entre autres, et qui a joué sa petite (oh, toute petite) part dans la fin de l’apartheid sud-africain.

    Je réécoutais encore pas plus tard qu’hier In rainbows sans prêter gare aux paroles de ce morceau qui m’envoute.

    Le clip, un peu lénifiant certes, est assez intéressant. Produit apparemment par MTV, il s’insinue dans l’intimité de ceux qui sont les plus responsables du déséquilibre social, les bourgeois occidentaux que nous sommes (quand je dis bourgeois, ne chipotons pas, personne sur ce blog ou qui regarde MTV n’est du quart monde et encore moins du tiers). Aussi, on a tout à gagner à faire passer des messages qui incitent à appréhender différemment le monde, et notamment le coût des choses autour de nous. une paire de chaussures ne coûte-t-elle que 400 balles ou coûte-t-elle davantage si on incorpore les ressources humaines et environnementales utilisées mais non comptabilisées (et je ne parle pas uniquement d’une valorisation financière).

    Par ailleurs, je trouve que les paroles de cette chanson, que je lis et comprends pour la première fois, chacun sait l’approximation de mon anglais ^^, illustrent pour moi un autre message que celui du clip (enfin surtout), et elles se suffisent à elles-mêmes.

    En tout cas le choix d’un beau message d’espoir.

    Ou au moins d’espérance.

  8. Malheureusement pas le temps de rester discuter, ma chère Magda – j’ai des sagas en retard… -, juste celui de placer un lien vers un article selon moi intéressant sur les relations entre l’Occident et le reste du monde : http://www.peripheries.net/article253.html
    Bonne lecture et bon débat à tous ;).

  9. b*

    Merci pour ton gentil commentaire sur mon blog Magda,
    Bertrand.

  10. @ Christophe : bon, de mon côté je crois que cela va de soi que je suis d’accord avec tes dires. Je me flatte de t’avoir fait découvrir les paroles de la chanson, qui pour moi sont bouleversantes, accolées ou non à ces images que je trouve puissantes. (Franchement, techniquement parlant, c’est hyper bien filmé, c’est fort et simple ; pour un clip, c’est rare). Mais il est normal que tu ne les aies pas comprises tout de suite : Thom York a une tonne de mélasse dans la bouche quand il chante, on le croirait sous Prozac – alors qu’il est plutôt créatif et dynamique, l’animal, en réalité.
    D’ailleurs, n’oublions pas que Radiohead est très impliqué dans diverses oeuvres caritatives, et n’empêche, politiquement correct ou pas, ça fait quand même des milliers de dollars dans l’escarcelle de ceux qui n’ont rien.
    Le reste est une question de politique, mais on ne peut pas reprocher à Radiohead d’ouvrir sa gueule, là où d’autres font des clips bourrés de pétasses siliconées, n’est-ce pas? :-)

    @ b* : C’est un plaisir de découvrir ton beau travail, j’espère qu’il y aura bientôt de nouvelles choses en ligne surtout!

  11. @ Agnès : merci pour le lien, je vais de ce pas lire l’article que tu nous laisses, et bonne saga!

  12. Bétrick

    un petit détail sur Radiohead que j’adore par ailleurs musicalement : tout est travaillé et élaboré commercialement et humanitairement. Après chacun voit ce qu’il aime et ce qu’il a envie de voir et de savoir.

  13. @ Bétrick : ça n’empêche… ce clip est franchement formidable.

  14. Fafa

    J’aime beaucoup l’énergie de ta réponse, et l’humour des commentaires qui suivent. Je suis bien sur d’accord avec tous puisque comme tu le fais remarquer mon commentaire épidermique n’est qu’un caillou dans la mare aux pavés mais qu’il est bon parfois de se laisser aller en outre ça faisait longtemps que je n’avais pas proposé d’aller foutre le feu quelque part.

    J’aimerai être aussi pragmatique que toi quand vient le moment d’expliquer le pourquoi économique du travail des enfants, les choses prises séparément ont bien sur toutes une justification et une raison d’être. C’est la globalité d’un système que pour ma part je remets en cause et bien sur en rien je ne suis novatrice.

    Moi non plus je n’ai pas envie de m’exiler dans le Larzac – pas plus de 4 jours en tout cas – et de bouffer du tofu jusqu’à la fin de ma vie mais au moment ou nous savons que nous avons tout essayé, tout fait que rien n’a foncièrement changé et que nous le savons n’est il pas temps de remettre durablement en cause un mode de vie qui se mange la queue ? Pas forcément pour manger des galettes de riz en permanence mais pour plus d’équilibre.

    Bien sur les initiatives institutionnelles et associatives ont progressé et tendent maintenant à donner un caractère durable à leurs actions. Et en affirmant que « rien ne change » je ne suis pas nihiliste ou négative. Je constate. Ce qui a changé depuis mes 5 ans c’est que maintenant je sais pourquoi les enfants travaillent et que certaines initiatives pour faire cesser cela se sont révélées catastrophiques économiquement, bon.

    A ce sujet j’ai beaucoup aimé la réponse de « je ne sais plus qui et je devrais avoir honte » lorsqu’on lui demande s’il estime que le pouvoir d’achat est menacé il s’énerve et affirme que non, ce qui poserait problème d’après lui est « le vouloir d’achat » et je suis bien d’accord. Je fais parfois de violentes overdoses de consumérisme tant je ne supporte plus de crouler sous la pub et les injonctions d’achat – cela ne signifie pas toutefois que je préférerai vivre dans le bush. Là aussi je pense que nos sociétés ont besoin de trouver un point d’équilibre.

    La discussion à ce sujet est bien sur sans fin, merci en tout cas d’avoir pris le temps de lire ce qui restera je suppose mon record intermondial en matière de longueur de commentaires et d’y avoir répondu.

    Pour l’anecdote ma première pensée ce matin fut pour toi, ouvrant un oeil même pas hagard à 5h30 ma première interrogation de la journée fut donc : Mais où trouve-t-elle le temps, l’énergie, l’imagination pour faire tout ça ?

    Et d’ailleurs tu nous prépares quoi en ce moment ?

    Je m’inscris pour le foie gras de girafe, j’apporterai le champagne ;)

  15. génial
    il va falloir réserver maintenant pour le foie gras de girafe

    haha
    champagne
    oui

  16. @ Fafa : tu te réveilles à 5h30? C’est toi qui as une énergie folle! C’est l’heure à laquelle je suis allée me coucher (faut bien ça pour fêter mon départ à Berlin)!
    Des choses, oui, je vous en prépare… je suis sur le montage de mon film irakien. Et puis je n’en parle pas, mais 2009 risque d’être un bon cru. Seulement dans ce métier, les événements balaient parfois tout d’un revers de la main, donc j’attends la dernière minute pour faire mes annonces, maintenant!
    Comme toi, je suis allergique, de plus en plus, à cette course aux achats démente, surtout dans ces périodes de fêtes où la fête, justement, ne devient plus qu’une débauche de consommation ridicule (on ne voit même plus son voisin de table sous la montagne de bouffe). Revenant d’Irak, je me suis trouvée jetée dans ce tourbillon dès mon entrée dans le métro, et je n’avais qu’une envie : remettre les voiles, vite, tout de suite!

    @ Stéphane : je prends une table pour nous trois, les amis, et allons déguster ça dans ce bar de glace qui se trouve je ne sais où en Suède. Rien n’est plus beau que l’éphémère, nous savourerons l’instant.

  17. Chouette
    je pense que 2009 va etre en effet un bon cru
    mais attendons en effet, moi aussi j’ai peur que les projets mis en place s’écroulent
    mais je sens que ça va etre beau
    waou

    je vous propose en dessert un fondant aux chatons avec un coulis de framboise

  18. Ce midi, on se commence un canard zigouillé en local hier. D’abord, le foie. Frais. Poêlé. Avec des figues (non importée, locales et congelées) et des raisins (secs).

    Le canard, avant, je le baptiserai Valérie. Comme la petite girafe que tous les bébés reçoivent quand ils sont tout pitis.

    Ainsi, j’aurai l’impression de manger du foie gras de girafe. Local. Éthique. ^^

    Enfin éthique : sauf pour l’engraissage… :o/

  19. @ Stéphane : d’ailleurs nous avons des choses à discuter pour 2009, n’est-il pas?
    le fondant aux chatons, je prends
    tu permets que je décore mon blog avec l’un de tes plats de Noël en cette belle saison festive? là, dans la colonne de droite…

    @ Christophe : c’est SOPHIE la girafe, banane! :-)
    en plus, je tiens à le dire, tu es un monstre. C’est merveilleux!

  20. oui nous devons discuter

    ah volontiers
    prends celle que tu veux

  21. « c’est SOPHIE la girafe, banane »

    logique, puisque Caroline, c’est la tortue.
    cqfd

    (j’adore la science)

    pour le reste, ou plutôt le principal, ton billet et les paroles vives et fortes qu’il a provoquées,
    je ne sais comment dire,
    et ces derniers mois mon rapport à l’engagement est capricieux,
    mais merci pour ce billet et surtout ce que tu y as ajouté par la suite :-)

  22. Sophie, Valérie, Magda… pff… je les confonds toutes, ces grandes filles blondes aux cils qui papillonnent au ciel.

    Dans une allée de l’hôtel Costes
    Elle marche à Paris. Toujours
    Elle fait… des allers-retours
    A la purée de pomme d’amour
    Rouge 75 Paris
    Paris violet

    Magda, Magda, Magda

    Tu vas quand même pas demander
    La permission à ta mère
    Pour te tirer en beauté
    Avec moi

    Magda
    I put a spell on you
    Shake
    Magda
    Gone a rock’n’roll
    Rock’n’roller
    Yeh ! Babe
    Shakos love acc…
    Je suis si triste
    Chaque fois que je vous quitte
    Magda, Magda

    Shakos love Magda

    Et c’est signé Christophe.

    Euh, pas moi, mais celui qui « aime ce que nous sommes ».
    J’ai tardé 4 mois avant de me jeter dans son dernier album (je me le gardais sur l’oreille, ça m’arrive de temps à autres, mais j’avais été tellement échaudé par « Bleu pétrole » de Bashung au printemps que je n’osais me lancer), et __j’en suis terrifié pas sa beauté tragique et pourtant porteuse d’espérance__ (tiens, un lien avec le billet).

  23. @ Arbobo : je suis d’accord avec toi, les Caroline sont des tortues.
    Continue à t’engager, Arbobo, please. D’abord tu es féministe et un homme féministe, c’est la huitième merveille du monde.

    @ Christophe : p… c’est fou ça! Le salaud, il écrit des chansons sur moi alors que je lui ai dit que je ne voulais plus entendre parler de lui. Il a tout essayé, il m’a couru après avec ses millions et ses fesses fripées que tout Paris Match a vues, et ça n’a pas pris.
    Je descendrai plus à l’hôtel Costes, ça lui apprendra.

    Mes rockers de mon coeur je vous dis auf wiedersehen, je pose mes valises à Berlin ce soir…

  24. Merci pour cette vidéo éclairante…

  25. @ Genie : merci pour le lien et la visite, et n’est-ce pas que cette vidéo est importante!

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