32 réponses à “« No logo » vs « Jalouse » : exercice de littérature comparée

  1. Fafa

    Uuuuuuuuuh. Comment dire la perplexité dans laquelle me laisse ce post. On disait il n’y a pas longtemps toi et moi sur ce très même blog qu’on allait tout de même pas s’installer dans des yourtes et manger du fromage blanc équitable toute la journée. T’as changé d’avis ?

    Les consommateurs savent quelles sont les entreprises qui violent les droits de l’homme et ceux de l’enfant. Ils estiment que c’est un mal nécessaire. Après tout ne nous a-t-on pas appris que le malheur des uns fait le bonheur des autres ? Hé.

    En même temps je lis pas jalouse, je lis Vogue dans tous les cas on tue les arbres comme m’a dit un excité l’autre jour. Je te laisse je dois aller gaspiller de l’eau chaude, polluer la planète en faisant mes courses avec un sac plastique qui étouffera une baleine un jour, et aller chercher de quoi empoisonner à petit feu tout mon entourage. Je parle même pas de mes fringues.

    Nous sommes tous devenus finalement des sérial killer récidivistes.

  2. @ Fafa : ah non, fafa, ah non. On va pas remettre ça sur le tapis : out la yourte ! Non, mais en tous les cas, on peut s’interroger sur le côté « gauche caviar » de ce magazine qui, de l’autre, vante des produits fabriqués dans des conditions inhumaines.

    Ce post ne cherche pas à culpabiliser les « consommateurs » (quel mot atroce) que nous sommes tous, mais à évoquer la possibilité que nous avons de dire non. Et merde. Et oui à d’autres idées, d’autres formes de consommation. C’est hyper facile. Et il faut faire bouger les choses par le bas, puisqu’en haut tout le monde s’en fout.

    Ici à Berlin, les gens ont une attitude écolo extrêmement responsable et sympa à la fois. Si les Berlinois font parfois un peu la leçon (mais ont-ils tort?) en même temps, ici, je fais mes courses avec un sac en toile qui, en plus, est joli ; le bio coûte le même prix que le pas bio ; j’ai le choix entre plusieurs fournisseurs d’énergie pour mon appartement, (dont un qui n’utilise que des énergies renouvelables), et personne ne me pique mon vélo, d’ailleurs il y a des pistes cyclables énormes dans toute la ville.

    C’est pas compliqué : si les consommateurs le veulent, les industries se mettent au diapason. Au lieu de ça, on la ferme, et voilà le résultat…

  3. Heureusement que tu n’es pas invitée aux soirées branchées du tout Miami (et puis c’est moche Miami, j’en viens)… pense à ton budget transport !!!

  4. @ Cécile : t’as raison, et en plus ça pollue ! C’était bien Miami, en dehors d’être moche? Raconte.

  5. à part ça « La lectrice de Jalouse, par exemple, ne compte pas les calories et préfère picoler du whisky » qui est effectivement dramatiquement rare,
    je crois que ce que tu décris de jalouse est commun à tous les mags orientés un tant soit peu « mode »,

    ajoutons que ce sont aussi de vraies recueils de pubs pour produits de luxe, et que les pages shopping sont bien souvent à la limite du publirédationnel…

    bref il est loin, le temps où je piquais à ma mère le Elle qu’elle venait d’acheter

  6. @ Arbobo : oui mais Jalouse se veut un peu au-dessus de la moyenne… et très « gauche » (caviar).
    Quant à Elle, parlons-en : autrefois vraiment féministe, ce n’est plus qu’un guide de consommation comme Jalouse, comme les autres ! Je ne le lis plus, gavée par les pages people et les conneries-broderies à sequins à 100 euros pièce. Autrefois, n’était-ce pourtant pas une journaliste de Elle qui avait, la première, tiré la sonnette d’alarme au sujet des femmes afghanes?

  7. implicitement j’incluais aussi les masculins comme GQ, qui se veut aussi « au dessus de la moyenne », ou les Vogue,
    voire Numéro dont je concède l’achat rare mais périodique
    ^^

  8. Hey,

    Juste pour dire : joli blog, et bons articles.

    C’est très inspirant !

  9. @ Arbobo : Vogue, au moins, c’est caviar tout court… et Numéro est si snob qu’il ne prétend à rien d’autre. GQ, je n’ai jamais lu : le nom me paraît ridicule et j’ai toujours peur de voir des playmates allongées sur des voitures…

    @ Pierre-Jean : hey, merci beaucoup Pierre-Jean ! A bientôt alors?

  10. holden

    hello magda,

    J’ai trouvé ton billet très instructif : il m’a permis de me faire une petite idée du contenu de JAlouse.

    A quand un comparatif entre plusieurs magazines féminins tels que Vogue, Elle, Jalouse, etc.
    Tous ces magazines (je ne connais que Elle… ma maman, comme arbobo…) ne partagent-ils pas quand même cette attitude qui consiste à troquer un référent contre un autre… tout cela reste très normatif…
    L’un des points de comparaison pourrait toutefois porter sur la place réservée à la pub… et quelles pubs…

  11. @ Holden : Ah, un comparatif? Pourquoi pas… mais là je suis en Allemagne, je ferai ça plus tard en France, c’est une idée !
    Oui, tout cela est incroyablement normatif, et triste, comme si le féminisme du 20e siècle n’avait pas laissé beaucoup de traces face aux besoins de créer des envies de consommation dans notre monde occidental. Plaire aux hommes reste la référence pour la plupart de ces magazines (mais pas trop pour Jalouse, justement, et je lui rends grâces).
    Quant à la pub… oui, quelles pubs! Elle s’immisce partout… As-tu lu No logo à ce sujet, justement? Je te le recommande vraiment si ce n’est pas le cas…

  12. GQ (c’est « gentlemen » qui te parait ridicule, je suppose) se veut classe, donc pas de playmate sur des voitures, d’ailleurs y’a que des mecs en couverture, mais sur le reste beaucoup des reproches précédents restent valables.

    mais les longues interview (10 à 15 pages) sont intéressantes

  13. @ Arbobo : oui bien sûr c’est le gentleman qui me gêne. Mais alors, dans GQ, le référent, c’est la femme?

  14. Ah, sûr, je vais lire No logo. Depuis le temps que je tourne autour, là c’est bon, j’y vais.
    Quant à jalouse and co, le summum c’est la photo de mode avec une jeune fille sublime à moitié nue portant un invisible vêtement et noté en bas 250€. A part les garçons qui se régalent de ses pages (érotisme brûlant en général), on se sent souvent en plus d’être pauvre, moche et vieille… Non, non, non, c’est pas du tout des magazines pour les filles ça… Juste pour faire déprimer les filles (et une fille déprimée consomme deux fois plus) (et hop)

  15. @ Ficelle : Tout à fait d’accord en ce qui concerne ces photos incroyablement illisibles dans Jalouse… un comble. Et oui : on déprime, on consomme, on bouffe, on grossit, on déprime, on consomme, on bouffe, on…

  16. Soraya

    Non le pire c’est de voir cette créature démoniaque qu’est Jenifer Eymère (soit disant rédac en chef), présente en photo dans tout le magazine et sur tous les sooting avec des it-gens avec cette atitude insuportable de : « hé ouai, les groupes branchés et tout c’est comme ma famille, et ma maison c’est le baron bien sûr. »

  17. Soraya

    Ps : cela fait quelques mois que j’ai arrêté d’acheter cette merde.

  18. une nana qui dirait « le baron c’est ma maison » elle a pas peur pour sa réputation…

    à peine entré on voit que c’est d’abord un claque cet endroit ^^

  19. @ Soraya : wow, créature démoniaque, carrément ?! Bon, c’est vrai qu’elle se met beaucoup en avant, mais ce n’est pas pire que Kappauf dans Citizen K, qui pour le coup envahit toutes les pages « partys » et « people ».

    @ Arbobo : (rire démoniaque à la Jennifer Eymère).

  20. Je m’immisce dans la discussion un peu en retard, parce que je n’étais pas devant mon écran ces derniers temps, mais j’avais juste envie d’ajouter que le dernier livre de Naomi Klein (« La stratégie du choc »), aussi bien, si ce n’est mieux, documenté que « No logo », montre combien les économistes de l’école de Chicago, qui ont trusté toutes les places où il y avait des conseils économiques à donner depuis l’avènement de monseigneur Milton Friedman, ont allègrement écrasé tout ce qui ressemblait de près ou de loin à des droits humains élémentaires.

    Elle y fait un parallèle entre les premiers tests d’électro-chocs et l’établissement du système néo-libéral, cela donne des frissons dans le dos.

    Le chapitre où elle décrit ce qui se passe à Bagdad donne l’impression de lire un résumé de « Children of men » d’Alfonso Cuaron…

    Je ne sais pas si nous sommes tous des serials killers récidivistes, mais si certaines prévisions se précisent (les experts du LEAP/Europe 2020 prévoient à court/moyen terme des guerres civiles dans les pays les plus touchés par la crise), et quand on voit qu’une certaine connerie consumériste a amené des gens tout ce qu’il y a de plus civilisés à piétiner à mort un employé d’un wal mart en fin d’année dernière, il se pourrait que nous devions effectivement, bien malheureusement, choisir bientôt un « camp »; ou la fuite vers nulle part.

  21. @ katch : oui, il faut que je lise « The Shock doctrine »… il paraît que c’est impressionnant. Cela dit, tout ce qu’elle avait prédit ne s’est pas forcément déroulé comme dans ce dernier livre, apparemment.

    J’avais lu aussi les prédictions du LEAP, et elles sont étonnantes (j’ai soûlé tout le monde avec ça pendant deux jours et personne ne veut me croire). Ajoutons que, d’après eux, ces conflits armés entre citoyens ne se dérouleront que dans les pays où les armes à feu sont en libre circulation (et cela comprend nos amis ricains) et dans les pays où le système de protection sociale est faible (cela comprend nos amis ricains).

  22. Parmi mes bides les plus retentissants de ma moyenne existence : parler de l’esprit No logo à une bande d’ados de 14 ans!
    Ton comparatif est excellent car il résume complétement le grand écart moral, intelectuel, citoyen que nombre de femmes s’autorisent régulièrement. Mais je crois assez dans les vertus de la maturité, non disons de la vieillesse, pour réduire l’écart car à partir d’un certain âge l’identification avec les it girl de Jalouse devient carrément indécente!

  23. @ Maude : merci Maude. Ce n’a pas marché, No logo, sur les gamins de 14 ans? Je me souviens que, quand ce livre est sorti, j’avais 18 ans et tout le monde le lisait, tout le monde en parlait. On était de vrais gosses, beaucoup d’entre nous prenaient leurs billets d’avion pour aller à Seattle. On avait les yeux écarquillés devant Internet, en regardant ce qui se passait là-bas, la naissance du mouvement altermondialiste, et on avait le sentiment que quelque chose d’énorme se passait. Ça fait dix ans, et ça me fait penser qu’on est encore loin d’avoir réussi à imposer un millième des aspirations originales de la « révolte »…
    Et quand on voit que les minettes qui criaient que l’OMC était un monstre, se battent maintenant aux soldes de chez Maje, c’est un peu triste.

  24. @ Maude : merci Maude. Cela n’a pas marché, No logo, sur les gamins de 14 ans? Je me souviens que, quand ce livre est sorti, j’avais 18 ans et tout le monde le lisait, tout le monde en parlait. On était de vrais gosses, beaucoup d’entre nous prenaient leurs billets d’avion pour aller à Seattle. On avait les yeux écarquillés devant Internet, en regardant ce qui se passait là-bas, la naissance du mouvement altermondialiste, et on avait le sentiment que quelque chose d’énorme se passait. Ça fait dix ans, et ça me fait penser qu’on est encore loin d’avoir réussi à imposer un millième des aspirations originales de la « révolte »…
    Et quand on voit que les minettes qui criaient que l’OMC était un monstre, se battent maintenant aux soldes de chez Maje, c’est un peu triste.

  25. J’hésite entre me taper un Iñaritu et New York Unité Spéciale…
    Bah, allez, c’est dimanche : la 2.

  26. @ Christophe : ah ben bravo… moi je sors d’un « La petite Jérusalem », projeté sur le mur de mon salon avec une montagne de tortillas au twix. Répugnant (la montagne, pas le film).

  27. Loleh

    Si ça vous permet d’échanger et de faire débat, why not, mais un magazine de mode est un magazine de mode, ou de divertissement si vous préférez. Tout ce qui est passé dedans est très édulcoré, car le coeur de cible de lectrices a entre 18-25, et revendique de faire la fête. Les journalistes qui écrivent dedans sont souvent d’excellentes plumes qui écrivent pour d’autres quotidiens, et qui viennent chez Jalouse un peu en vacances, par ce que c’est un support assez peu conformiste contrairement aux apparences. Si vous n’avez pas envie de faire la fête, ou que vous voulez vous prendre la tête, oui c’est sur c’est pas du tout le canard qu’il vous faut. Par contre, ce journal ne revendique rien d’autre que d’être un magazine de mode parisien.

  28. @ Loleh : Bonjour Loleh,

    Certes, un magazine de mode est un magazine de mode. Je n’ai rien contre la mode, j’adore faire la fête, et je me « prends la tête » si vous voulez, c’est-à-dire que je réfléchis.

    Le débat ici est le suivant : pourquoi un magazine de mode devrait-il encourager une image des femmes consumériste?

    Pourquoi un magazine de mode et de vie parisienne ne pourrait-il pas défendre une façon de faire la fête et de s’habiller respectueusement du reste du monde?

    Pourquoi un magazine de mode encouragerait-il le mépris à l’égard de ceux qui ne peuvent pas se payer une robe à 600 euros?

    Pourquoi un magazine de mode ferait-il l’apologie de l’argent et du snobisme social?

    Pourquoi un magazine de mode vante-t-il des produits fabriqués par des enfants qui pourraient-être les vôtres, pour 13 cents par jour?

    Non, « Jalouse » n’est pas pour moi. Je l’ai cru un moment. Les photos sont belles, le ton est piquant. Tout cela me plaît. « Jalouse » est un magazine séduisant, et c’est pour cela que je lui en veux. Il me parle finalement comme à une consommatrice idiote, au lieu de me parler comme à une personne.

    Faire la fête dans une paire de Nike à 200 euros fabriquées par des mômes, ça ne m’amuse pas.

    Vous trouvez sans doute que mon combat est vain, que le monde d’aujourd’hui est comme ça, et puis c’est tout, que je suis une hippie dépassée par les événements. C’est tout le contraire : je veux m’amuser dans de belles fringues et lire des choses bien écrites, sans écraser au passage les exclus de notre petit monde privilégié.

    J’aimais beaucoup, avant, la plume de Flora Desprats, dans son acidité et son qui-vive des comportements humains. Mais maintenant, même elle me sert de la soupe au goût de Coca-Cola. Vous êtes peut-être journaliste chez « Jalouse », je ne sais pas. Je trouve justement dommage que des talents du journalisme se vendent à cet idéal collectif de la consommation bête. Nous sommes tous responsables de ce que nous écrivons, portons, et de l’endroit où nous travaillons.

    Un magazine de mode et de société parisien peut exister autrement. Il y avait « Nova magazine » (hélas disparu).

  29. Loleh

    Je sens beaucoup d’émotion dans ce que vous écrivez et sachez qu’en aucun cas je ne vous pense utopiste. Je dis simplement que c’est un débat qui selon moi n’a pas lieu d’être. On ne peux pas reprocher au Jalouse d’être à la solde du complot international capitaliste qui a séduit notre électorat au dernières élections. Au contraire, c’est un des rares magazines qui parle de culture bio et underground, c’est vrai qu’il a un côté prétentieux à priori qui casse les pieds mais c’est un état d’esprit très californien en fait, où l’on prend les choses comme elles viennent, et on essait d’en faire un truc à êu près divertissant. Qu’on le veuille ou nous, Jalouse est à l’image d’une société, n’est pas un modèle mais asprie tous les courant idéologiques de la nouvelle génération qui arrive. Ceux qui sont nés dans l’internet, l’image, le fakebookisme et autre myspacisme… Donc ce n’est pas utopiste que de dire ce que vous dites au contraire, mais je vous en prie, rattachez le à un contexte globale. Jalouse est un magazine de mode, pas de société, qui reflète une certaine génération, si vous feuilletez le dernier vogue français, on dirait du jalouse, c’est dire. Donc c’est que la vision de la mode que vous avez vous a évolué, et je pense que c’est être utopiste que de ne pas l’admettre. Je pense que Nova Mag ne peut pas être comparé à Jalouse, par contre, sachez bien que Jalouse est un magazine beaucoup plus libre que d’autre support en terme d’éthique, puisqu’il n’appartient à aucun groupe mais à une famille, c’est à mon sens important de le relever. C’est vrai que entre le premier numéro et celui d’aujourd’hui, il y a une nette différence: la maquette qui était neo-constructiviste par Karel Balas est devenue beaucoup plus Hollywoodienne avec Eric Pillaut, mais c’est représentatif d’une époque selon moi. Si ce n’est pas votre magazine, je peux le concevoir, mais le isser au rang de magazine stupide et stéréotypant une certaine image de la femme, là je trouve qu’on va un peu loin. C’est une certaine vision du monde, qui ne se moque pas du plus pauvre, qui donne à voir du rêve, et rien d’autre. A chaque époque, chaque civilisation, les femmes se paraient, aimaient être belles, et se toisaient les unes les autres. Jalouse revendique sans doute d’être une ravissante idiote, mais en aucun cas ne cherche à rabaisser les femmes, au contraire, regardez bien.

    Moi j’étais très l’Autre Journal, mais c’était pas de la mode. Un magazine indépendant aussi, qui a sauté à cause de cette indépendance…. je vous conseille d’avoir un regard un peu plus lucide sur l’évolution globale du monde, et un Jalouse, c’est comme un shot vodka, ça n’a jamais fait de mal à personne !

  30. @ Loleh : merci pour votre réponse, je comprends votre point de vue.

    Je pense être tout à fait lucide. Mais j’ai le droit de vouloir résister au consumérisme ambiant – utopie ou pas, cela m’est égal. (L’abolition de l’esclavage était une utopie aussi!)

    Que les femmes, de tout temps aient été ainsi ou ainsi, ne signifie pas qu’un magazine n’a aucune responsabilité sociale. Et je trouve que l’image que « Jalouse » donne de la femme est un peu méprisante.
    Je n’ai pas dit que « Jalouse » est stupide : « Jalouse » est une femme intelligente qui joue à la ravissante idiote. Par peur d’être ringarde si elle dit trop haut ce qu’elle pense?

    En réalité, le vrai débat n’est pas sur « Jalouse ». La vraie question c’est : pourquoi n’existe-il pas un féminin de mode et de société capable de dépasser le cliché de la femme qu’on nous sert depuis des lustres?

    D’ailleurs, je trouve que « Jalouse » a baissé. Les premiers numéros, en effet (et ce n’est pas que du point de vue de la maquette) reflétaient une idée du monde et des femmes beaucoup plus pointue.
    Je ne fais pas le procès de « Jalouse »… je fais le procès de la presse féminine.

    Je suis ravie d’avoir cette discussion avec vous : voilà l’intérêt d’Internet et du blog, ce partage direct entre auteurs et lecteurs. J’ai été votre lectrice avec votre magazine, vous êtes ma lectrice avec cet article sur mon blog. Et le dialogue est possible. Une chose formidable à mon sens que de pouvoir discuter directement, car lorsqu’on lit « Jalouse », certaines lectrices ont bien souvent l’impression qu’elles ne feront jamais partie d’une certaine « caste ».

    Et je sais de quoi je parle, étant donné mon métier… cette « caste » est bien souvent loin d’être aussi excitante de l’intérieur!

  31. Fafa

    …Oo…je me gausse. De l’intérêt de défendre un magazine féminin.

    En ce qui me concerne Jalouse n’a pas baissé d’un poil, il est toujours la daube absolue qui brosse le sexisme dans le sens du poil en nous gavant de couv arborant anorexiques et actrices dans le vent qui me prend pour une grosse conne en alternant d’un mois sur deux sur sa couv les mots « underground » et « Arty » (la mode ARTY ???WTF ???!) et pour le mois d’avril comble du comble pour ce super underground magazine me parle de « nouveaux spots » pour mes vacances d’été ???

    Qué vacances ? Où ça des vacances ?

    Bref un magazine féminin. Bien sur on atteint pas les sommets de ELLE mais de là à le défendre… Moi je suis pas critique de contenu artistique et je me fous que ce soit Dali qui ait lui même dessiné la couv avec un pinceau planté dans les fesses.

    Juste c’est un féminin à gros tirage il n’y a rien de plus dedans que ce qu’il y a dans les autres. Des VBI ? Mais je m’en fous moi des VBI je cherche un endroit dans Paris ou trouver des paniers bios. Des plans foireux genre quoi faire de mes gosses le mercredi ? Mais j’ai pas de gosses moi !!! Et j’en veux pas c’est pas écolo. Ce que ça signifie quand mon chéri (toujours un homme) mets son doigt dans son nez : un bon plan pour sauver mon couple ? Et si j’étais lesbienne ou célibataire ou les deux !?

    Après je comprends que ça marche. J’en ai lu des féminins avant de choper la nausée. J’en lis pas et si on ne me gave pas à essayer de me vendre un féminin comme s’il s’agissait d’un zine underground arty super subversif je donne pas mon point de vue car chacun sa merde. Mais là faut pas pousser tout de même, on parle pas d’Actuel là ni de Hara Kiri.

  32. @ Fafa : tu as raison. Le « malaise » (voire la colère, en ce qui me concerne) vient de la trop grande différence entre le monde que nous présentent les féminins et notre quotidien. Tout simplement.

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