Je hais Facebook

facebook

Je déteste Facebook. J’ai eu un Facebook deux jours, parce que mes amis m’assuraient qu’on y faisait des rencontres professionnelles géniales. Et donc, depuis, je hais Facebook encore plus qu’avant parce que :

– sur Facebook, mes amis sont tous vachement beaux. On dirait des mannequins sortis de Vogue, des rocks-stars hyper branchées ou des galeristes d’art contemporain du Marais. Ils choisissent leur plus belle photo, qui n’a pas grand-chose à voir avec la réalité, mais les dévalorise un tantinet à mes yeux : pourquoi se préoccupent-ils tant de leur apparence? Le narcissisme de mes amis ne me gêne pas tant -on est tous les mêmes- autour d’une bouteille de vin dans une VRAIE galerie d’art.

– sur Facebook, on sait tout de tout le monde, et tout le temps. L’humeur maussade de Robert devant ses cornflakes à 8 heures du matin, je n’aurais même pas envie d’en entendre parler en vrai. Du coup, la vie de mes copains me semble beaucoup moins intéressante que lorsqu’ils me racontent leurs états d’âme en tête-à-tête, avec leur voix, leurs yeux et leurs expressions qui m’étonnent et me séduisent au gré de leurs émotions.

– sur Facebook, on sait tout de tout le monde, et surtout ce qu’on ne veut PAS savoir. La tête des nouvelles copines de mes ex, par exemple. Apprendre qu’ils font de la barque tous les dimanches au Bois de Boulogne. A l’aide !

– sur Facebook, tout le monde veut être votre ami. Surtout la nana qui me collait aux basques en primaire, et qui a toujours cru que nous étions faites l’une pour l’autre. Et qui balance des messages sur mon « mur » disant : « Ouahhhh comme je suis trop contente! T’as pas changé depuis que tu avais fait pipi dans ta culotte à la cantine! » Devant mes copains Vogue-rockstars-curators, ça la fout mal, quand même!

– sur Facebook, on est presque obligé d’appartenir à un groupe. C’est le règne de l’étiquette : les fans de « Papy fait de la résistance », les « anti-vélib' » et j’en passe. Ça me rappelle furieusement l’adolescence, cette époque pas du tout bénie où chacun doit intégrer une meute, sous peine d’être ostracisé.

– sur Facebook, on devient… une page. Un être en une dimension. Un CV rigolo. Une énorme banque de données. Un consommateur qui livre tous ses goûts de son plein gré, pour se faire bombarder de publicité malgré lui.

Alors je vis sans Facebook.

Et chaque fois que je tends ma carte de visite, les gens me font un petit geste méprisant de la main pour la repousser : inutile, tu es sur Facebook, non?

– Non.

– Quoi???

– Je déteste Facebook.

– Hein? Mais pourquoi? C’est pratique!

Alors je prends mon souffle et je commence : « Je déteste Facebook parce que : – sur Facebook, mes amis sont tous vachement beaux… »

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51 Commentaires

Classé dans Au gré de la Toile

51 réponses à “Je hais Facebook

  1. Fafa

    Je suis en train d’étudier le phénomène que je trouve passionnant. Je te renvoie à cette analyse :

    http://philosophie.blogs.liberation.fr/noudelmann/2009/05/lhumain-est-une-enveloppe-facebook-est-son-message.html

    je ne suis pas forcément d’accord avec tout ce qui en ressort mais c’est une bonne base de réflexion.
    « L’homme sans gravité » de Melman se penche aussi sur le phénomène Humain 2.0. C’est passionnant soit une évolution psychique importante entraînant une mutation majeure de la société. Fascinant. D’ailleurs ma question Et si cet Humain 2.0 tendait pour une fois vers l’amélioration…?

    (le passage sur la désacralisation de la mort et la nécrophilie laisse un peu vert certes mais ce phénomène collectif peut être envisagé comme entraînant une évolution positive à moyen terme en cela qu’il modifie fondamentalement les repères symboliques collectifs soit un bon nombre de positions obscurantistes et archaïques).

    … … …j’ai encore fait hors sujet là non ? ;)

    • bon, tu sais quoi? je vais à un apéro, là. Si je lis ton article, je vais arriver tout énervée, le cerveau en feu, et serai de mauvaise compagnie pour le vin blanc – ping pong organisé par les copains. Donc, je le lis demain et je reviens t’en parler! Merci pour le lien.

      PS : hors sujet? Je sais pas encore! :-)

  2. hahha
    je comprend
    mais moi
    mes amis sont pas beaux
    hahah

    je m’amuse avec ce truc moi
    et j’ai rencontré un artiste grace à ça
    mais sans ça
    ça se serait passé par mail
    donc rien ne change

    je trouve ça
    niais
    c’est pour ça que je marche par pseudo
    à quoi ça sert de mettre son vrai nom
    naze

    • tes amis sont pas beaux? c’est parce que je ne suis pas sur Facebook… :-)

      • haha
        nan mais facebook
        de mes vrais amis
        je dois en avoir 5
        et je suis large
        de facebook il y a plus de 100 amis
        tu vois le genre
        tu me connais
        sans intérêt

        ce qui est mieux
        c’est le premier film de scorsese que je viens de voir
        who’s that knocking at my door
        de 1967
        un bijoux

  3. Pour ma part je ne déteste pas : je trouve ça simplement inintéressant au possible. J’ai un Facebook pour les mêmes raisons que toi : on m’y a tellement incité que j’ai voulu voir…
    Facebook m’indiffère parce que :
    – c’est un support contraignant et chronophage ;
    – c’est anti-créatif si tu le compares à un blog ;
    – ça incites à tout caser dans des tiroirs, depuis les résultats aux tests jusqu’à l’appartenance aux groupes ;
    – tout le monde semble considérer que répandre sa véritable identité et des renseignements personnels sur le web est un progrès. Je considère cela comme une régression au contraire.
    Je pourrais continuer, mais à vrai dire c’est tellement peu intéressant…
    Tiens au fait, ça me fait marrer aussi que nombres d’artistes dans fassent annoncer leur « site » lorsqu’ils passent à la radio, alors que ce « site » est en fait… un « Myspace ». C’est comme 95% des ados qui pensent qu’un blog, c’est écrire en alternance « kikoo la miss, j’te kiffe too much » et de beaux poèmes sirupeux sur Skyblog…
    Bref.
    :)

  4. Oups, des fautes de frappes ci-dessus, désolé. :)

  5. Oups. « Fautes de frappE ». :)
    Promis, j’arrête.

  6. « Devant mes copains Vogue-rockstars-curators, ça la fout mal, quand même! »

    qui se préoccupe de son apparence? hu hu hu ^^_

    moi j’ai un facebook,
    j’y passe tous les jours,
    je chope quelques liens, je balance de temps en temps un des miens,
    parfois un chat nocturne impromptu, et je retourne à autre chose.
    facebook n’est chronophage que si on y consacre du temps,
    et n’est décevant que si on estime qu’il y a beaucoup à en attendre :-)

    • alors, quand je fais des blagues, toi, tu les comprends pas, et tu me refous la honte doublement par-dessus le marché, t’en remets une couche, merci Arbobo ;-)

      le problème, c’est que c’est chronophage tout le temps.

      et que c’est quand même un moyen pour les entreprises de lire à livre ouvert dans nos habitudes de consommation.

      et qu’on enrichit un type qui se fait de la maille sur le dos des no life, mais bon, ça… à la limite… :-)

      • pas pu m’empêcher ^^
        parfois c’est plus drôle de faire celui qui n’a pas compris ;-)

        pour ce qui est de renseigner les entreprises, 100% d’accord, c’est pour ça que je fais aucun quizz, je n’installe aucune application, bref je m’en tiens aux fonctions de base : stay in touch and spread the word

  7. Et bien moi, je ne suis pas sur Facebook ! Je résiste parce que c’est un truc qui m’énerve mais la pression est énorme : j’ai failli m’inscrire des dizaine de fois. Ton billet m’encourage dans ma résistance. Merci Magda ! Par ailleurs, j’ai cliqué sur ce joli logo rouge et comme je suis pour les blogs sans pub, je vais également l’installer chez moi :-)

    • Youpi! Etre sans Facebook c’est encore plus fou qu’être sans portable aujourd’hui… résiste encore, dans pas longtemps, tout le monde pensera que tu avais raison!

      Le logo des sans pub est super, et surtout ce qu’il signifie…

  8. Je suis sur facebook car c’est le seul moyen de pouvoir suivre les activités de mes amis qui sont éparpillés aux quatre coins du monde.
    Facebook n’est qu’un outil comme le blog qui devient intéresssant lorsque son utilisation répond à un besoin et non à une mode. Ce n’est pas facebook qui est à blamer mais ce qu’en font la plupart des internautes.

    • Moi je trouve que Facebook est à blâmer, parce que son créateur, Mark Zuckerberg (23 ans, et génie pervers) vend les bases de données à des entreprises de placement de publicité… et c’est un scandale.

  9. Bulles d infos

    Je débarque ici suite au commentaire que tu as laissé chez moi. Bon moi je suis sur facebook et mon blog aussi… mais en même temps j’ai pas forcément envie de parler de facebook, je vais plutôt partir à la découverte de ton blog…

  10. C’est pas déjà has-been facebook ?
    Moi, j’y vais pas non plus. Depuis qu’un pote a parmi ses amis Mike Brant… ;-)

  11. Bon je ne peux pas dire c’est quoi Facebook? mais je ne ressens pas le besoin de m’y inscrire. Tu m’en décourages en plus!…

  12. « T’as un facebook? » est la question qui m’énerve le plus en ce moment et qui me fais partir sur les arguments du genre « je ne supporte l’idée d’être constamment espionnée » ou « je n’aime pas que l’on m’oblige à m’inscrire à un truc » ou autres suivant mon niveau d’énervement du jour et de saturation…

    • Moi aussi !!!
      C’est surtout qu’en effet, on t’oblige à t’inscrire, un peu. Par exemple, facebook a trouvé mon adresse mail (allez savoir comment, c’est très bizarre) et je me suis retrouvée bombardée de « Machin veut être ton ami » tous les jours, alors que je n’avais pas de page Facebook. Horripilant. Et un peu effrayant. Non, Big Brother, je veux garder mes amis en chair et en os.

  13. Magda, j’adore ton message ! Il va se retrouver dimanche dans ma sélection de lectures bloggesques.

    Je partage totalement l’avis de Mohamed : Facebook n’a d’intérêt que si on sait pourquoi on s’incrit AVANT de le faire et aucun si on s’inscrit juste parce qu’on nous le suggère… A ce propos, si facebook t’envoie des mails c’est qu’une personne qui possède ton adresse e-mail et qui t’a cherchée sur Facebook sans te trouver t’a envoyé une invitation.

    A titre personnel je me fous totalement de recevoir des pubs ciblées sur facebook car l’outil est gratuit (et contrairement à une idée reçue tenace toujours déficitaire depuis sa création) et je ne les vois pas (elles ne sont ni si nombreuses ni si agressives visuellement)… et puis quitte à recevoir des pubs, je préfère encore qu’elles me concernent un minimum… (quand je pense qu’une pseudo agence de communication a deux balles veut que je parle sur mon blog d’un coussin pour femmes qui allaitent !!!).

    Et puis franchement pour moi le débat est déjà totalement dépassé : ça fait belle lurette que la Fnac m’envoie plusieurs mails par semaine pour me dire « vous avez acheté ceci, nous vous conseillons cela ». Je trouve ça gentil (non, je plaisante) et de toute façon, quelque soit le nombre de mails reçus, au final, c’est moi qui décide ce que j’achète et où et quand.

    En fait, j’aime facebook (aïe pas taper ! aïe pas sur la tête !) et je trouve ça hyper pratique pour l’usage que j’en ai (info sur mon blog, contacts avec des éditeurs et auteurs et bloggers, annonce et organisation des dîners livres échanges… ce genre de trucs quoi) mais une chose est sûre : il faut un temps d’adaptation d’une ou deux semaines pour y trouver un intérêt, déjouer certains pièges, etc.

  14. moi je crois que si t’as pas de facebook c’est juste parce que t’es trop occupée à écrire 2 billets par jour sur ton blougue !

    ça explique tout :-)

  15. J’ignore facebook parce que c’est surtout la vacuité de la communication pour la communication.
    D’une inutilité sans nom !

  16. holden

    Je suis assez sensible à ce billet… Ce qui m’a le plus troublé en allant sur facebook (j’y ai 10 amis… c’est dire mon niveau d’investissement), c’est de voir le narcissisme de certains de mes amis s’afficher avec autant de complaisance… Comme tu le dis, autour d’un verre, ça passe, mais objectivé sur facebook, ça prend une tournure pathétique…

    On peut certes affirmer que ce n’est pas l’outil qui est mauvais en soi mais l’usage qu’on en fait – observation d’ailleurs valable pour la télé, l’ordinateur, etc. … Mais tout de même, on se trouve vite dépassé par les potentialités de l’outil… les photos immontrables exposées par les « amis »… et puis, évidemment, on se laisse aller à scruter les évolutions de la vie des uns et des autres…

    • facebook donne à voir le côté le plus régressif des gens bien souvent : photos de fiesta idiotes, gâteaux d’anniversaires, le dernier pull qu’on s’est acheté, la tronche du petit ami photographié en cachette quand il dort après une cuite, bref, c’est le retour de l’affreuse session diaporama-retour de vacances, que subissaient nos parents dans leur jeunesse… un narcissisme classique complètement exacerbé par l’outil, et qui en plus ne crée aucune relation entre les gens. Terrifiant.

      • bonjour, je viens te lire tous les commentaires et ça fait du bien, je me sens moins seule à ne trouver plus aucun intérêt à facebook. Je m’y suis inscrite un moment , je voulais comprendre le phénomène avant de juger, j’y ai retrouvé de vieux amis -qui sont toujours de vieux et lointain amis- , j’y ai retrouvé les chats drageurs de mon copain avec qui j’étais entrain de ma séparer, les photos de ses ex…

        Et puis surtout une évolution de la communication , on n’utilise plus le mot musique, encore faudrait t-il que certain ait déjà écouté de la musique, on parle de « son » , et on s’envoie du « son », via les murs , la vrai révolution pour ces gens là , serait de se retrouver autour d’une bonne chaîne hi fi , avec de bons albums, de bons copains et partager l’écoute de nouveaux morceaux.

        Facebook me rebute dans tous ses aspects et je ne comprends pas comment ça peut attirer autant de personnes, détériorer autant les relations. Tu as raison MAgda, ça ne fait que ressortir que le côté régressif des gens, parce qu’il y a sûrement rien d’autre à faire sortir d’eux.

        le pire lorsque l’on est inscrit, et que l’on a tendance à aller voir, ça attise la curiosité, mais c’est malsain, voir les photos des « amis » , parfois on se dit que c’est cool de découvrir la petite bouille de 2ans de notre copine de lycée. Et pourquoi au fait elle me l’avait pas envoyé directement la photo de sa fille ?? en fait tous le monde en a rien à faire de tous le monde concrètement, c’est du narcissisme , une illusion, un détournement de toutes les données humaines de valeurs et de moralité. je m’amuse de toutes ces photos placés dans les albums de mes « amis », en tant que photographe, je me rappelle surtout une de mes profs qui disait « une bonne photo pour un grand photographe, ça représente 1/125 seconde de sa vie, comme le fameux baiser de Doisneau , et l’ensemble de l’œuvre d’un photographe, se résume à quelques minutes ), sur facebook on poste en quelques minutes plus de 300 photos et on rajoute en quelques minutes des dizaine d’amis.

        Facebook pourrait servir à tout autre chose, mais les gens qui l’utilisent ne s’en servent que pour leur petite personne, dans le but de satisfaire leur idéal d’autosatisfaction.

        On n’a plus la notion du temps, plus la notion des échanges.

  17. matt

    (^_^) Facile Magda, facile ……

  18. @ fafa : Oui, j’ai complètement oublié de te dire ce que j’en pensais. Il faut dire, l’article est étrange. Il ne creuse pas vraiment l' »outil » Facebook et philosophe un peu en rond, à mon sens.

    Cela dit, cette phrase : « Nos statuts d’aujourd’hui peuvent devenir nos statues de demain » m’a parue juste et justifiée. La seule qui parlait de danger réel. Et qui n’assimilait pas Facebook à une simple agence de rencontres en ligne, mais bien plutôt comme un concept informatique dont le modèle peut se déployer et être appliqué à de nombreux domaines. Pour le meilleur? Euh, probablement pour le pire.

  19. Effectivement, on n’est pas obligé de s’inscrire sur Facebook avec son propre nom, comme Bulles d’infos et son blog, ainsi que plein d’autres blogueurs d’ailleurs. Ce qui me hérisse un peu moins le poil. Mais concrètement, je me demande ce que ça apporte, si ça permet d’élargir l’audience de son blog, par exemple….

    N’étant pas à une contradiction prés, il se peut que j’inscrive Cafebook sur…Facebook !

    Non, Magda, ne me fais pas ces gros yeux :-)

    • Non, non, bizarrement je trouve le concept Facebook plutôt utile pour qui veut développer un projet (blog ou spectacle ou groupe de rock peut-être). C’est quand l’utilisation en est strictement individuelle et narcissique qu’elle me déprime!

  20. Bon et bien moi aussi je ne suis pas sur Facebook !
    Ton billet d’ailleurs m’a bien amusé, je trouve que c’est très bien vu :)

  21. J’ai longtemps détesté facebook…

    Et puis au fil du temps, j’ai surtout compris comment m’en servir : il faut y aller en fonçant tête baissée, comme si tu traversais une foule uniquement composée de tes exs ;-)

    (note que mon exemple n’est pas forcément loin de la vérité, en fait !)

    Quand j’y vais (le moins possible, jamais plus de dix minutes par semaines…), je ne regarde tout simplement pas la page d’accueil avec les gens qui racontent leur vie, j’y vais pour une raison précise et, cette raison atteinte et le but accompli, je ferme.

    Et là, comme ça, effectivement, le réseau professionnel fonctionne plutôt bien.

    (P.S. : tu as oublié le pire de tout dans Facebook : le « mur » sur lequel les gens peuvent te laisser un message… et décident parfois de se mettre à te taper la discute et à poser des questions sur ta vie comme s’ils étaient en train d’écrire un mail, alors qu’à côté il y a en fait 100 personnes qui voient ce qu’ils racontent… beurk ^^)

  22. Damien

    Haa, je pensais être le seul à ne pas aimer Facebook ! !
    Sa fais du bien de voire qu’on est pas le seul!

  23. yogsotthot

    moi j’aime pas facebook et en particulier l’impact que cela a sur les jeunes.

    Les jeunes sont pas plus cons qu’avant mais maintenant ils parlent a haute voix! (cachés derrière leur clavier) et vas-y que je t’affirme des trucs sans en être sur, vas-y que je te manque de respect avec légèreté, vas-y que je me la raconte… et vas-y « t’assumes pas », aaaarg.

    … ET le temps que ca bouffe! dans ma boite, les gens sont connectés en constance! ils font pas semblant de bosser, mais ils ne se rendent pas compte qu’ils sont pas concentré sur leur taf.

    Un outil impossible à enlever sous peine d’émeute.
    Ils sont tous addict, c’est mort.

    Aaaaah, je hais facebook.

    • Merci de m’avoir fait passer l’info ! je viens de lire l’article, qui reprends un peu les mêmes arguments que l’on retrouve sur cette page et sur d’autre blog « anti facebook ».
      Je me demande qu’est qui pousse les gens à vouloir vivre dans un monde ou tout est illusoire, idem avec les addicts des jeux videos. J’ai une question Magda, si je peux me permettre, comment vois-tu l’évolution des ces tendances à « briller au travers de son écran » et utiliser facebook comme du pliz (c’est la bombe qui fait briller les meubles ), tous ces comportements nombrilistes. Certes le phénomène est récent , et il est encore difficile d’avoir du recul , mais suffisamment important vu le nombre de connecté par jour, pour ne pas s’en inquiéter.

      • Je suis très flattée que tu me demandes mon avis sur la question !

        Mais pour l’instant j’avoue que je n’en sais rien. Je n’arrive pas à y voir clair dans cette jungle individualiste et je trouve tous ces sites très représentatifs d’un désespoir générationnel.

        Une génération sans boulot, sans retraite, sans repères politiques, une génération dont les seuls véritables mouvements collectifs sont ceux de la consommation à outrance et de l’image.

        Je pense que le problème n’est pas dans le média lui-même. Il est politique et social dans son ensemble. Si la jeunesse allait mieux (c.a.d si elle avait plus de possibilités de création, de possibilités d’initiative politique et économique) elle ne perdrait pas son temps avec ces conneries.

        Facebook est juste un opium du peuple – et comme tous les opiums du peuple il sera bientôt chassé par un autre plus puissant, plus addictif. Voilà ma seule prédiction…

  24. On peut aussi décider d’en faire un usage raisonné. D’un côté je comprends tout à fait les peurs justifiées par rapport à la mise en ligne de toutes sortes de données personnelles, d’un autre personne ne nous oblige à tout révéler sur nous-mêmes (je ne dis pas qu’il n’y a pas, dans beaucoup de cas, un travail de prise de conscience à faire à ce niveau-là). Même chose pour les « amis », il faut savoir sélectionner. Bien sûr on peut faire n’importe quoi avec Facebook, comme avec un blog, ou internet en général, ou son téléphone ou au boulot, en vrai (l’enflure du moi, la bêtise et la vanité ne datent pas d’hier, ni leur exploitation à des fins douteuses). Mais on peut aussi s’en servir pour reprendre contact avec des gens que l’on apprécie et avait malheureusement perdus de vue (ça arrive, c’est la vie) et dont on n’a pu retrouver la trace autrement ou justement pour éviter que cela se produise. J’ai des amis et connaissances dispersés dans plusieurs pays, dont certains particulièrement globe-trotters et étourdis (c’est ce qui fait leur charme, mais ce n’est pas toujours évident de remettre la main dessus), et vu la situation économique actuelle ceux qui habitent encore la même ville que moi vont sûrement déménager plusieurs fois dans les prochaines années, au gré des jobs, des relations. Et changer leur numéro de téléphone, leur adresse e-mail etc. Donc un point de repère et un carnet d’adresse interactifs (c’est comme ça que j’utilise Facebook), c’est plutôt pratique, non ?
    On ne m’a jamais demandé si j’avais un Facebook, ni avant ni maintenant, et si je ne trouve pas les contributions de mes amis toujours transcendantes, il n’y a pas non plus de quoi fouetter un chat (vous n’allez pas me faire croire, tous, qu’en vrai vos amis en chair et en os font tous toujours preuve d’une intelligence extrême, de connaissances poussées dans tous les domaines, d’un humour infaillible et d’une conversation invariablement charmante et édifiante ? Et si oui, ben j’aimerais bien les rencontrer).

    • Moi j’estime qu’enrichir un gamin de 24 ans au USA avec mes données personnelles comme si je n’étais qu’une bête de consommation ne peut en aucun cas faire partie d’un usage raisonné de Facebook.

      Je hais Facebook, c’est radical :) et je ne lui trouve AUCUN avantage.

      J’ai des amis partout dans le monde et je suis en contact avec eux : on a des mails, des téléphones, quand ils passent à Berlin ils me font signe, on se voit, on fait la fête, voilà.

      Que mon pote C. se cure les dents avec un jouet Playmobil à 12h45 à Toronto (info appuyée par une photo) et me balance des bières virtuelles, en fait, ça me rend carrément triste.

      • Le côté « enrichissement du gamin de 24 ans » mis à part, ce qui semble te gêner le plus dans l’histoire ce sont les aspects peu reluisants ou stupides de l’humain que Facebook fait remonter à la surface plus que le principe du site lui-même…

  25. Stan Marsh

    Mais qu’est ce que j’en ai a foutre que t’es bouffer des frites ou des merguez!!!!
    Le problème c’est pas « Fesse de bouc » en lui même, mais c’est plutôt cette nouvelle génération de merde qui préfère commenter des photos de toi en train de te torcher le cul que de sortir avec de vrais copains et se faire un ciné ou une pièce de théâtre…. comme si l’amitié est devenue un truc quantitatif (plus d’amis, plus de….de quoi au fait?)….croyez moi, mieux vaut deux ou trois potes sincères et sur lesquels on peut compter qu’une légion d’inconnus virtuels…. MORT A FACEBOOK

    ps: désolé pour la vulgarité, mais faut dire que j’ai les gland quand je vois le succès de ces réseaux de merde…pauvre humanité….on aura quoi après FACEBOOK? CUDMOUCH peut être?

  26. J.A.

    -pour toutes les saloperies que les gens peuvent dire sans connaitre la globalité d’une situation parce qu’ils pensent leurs conversations privées.
    -pour ce coté malsain de commérages de salons de coiffure et fausses amitiés (g pas besoin de ça pour avoir des amis)
    -PARCE QUE CE DIT EST DIT EST CONSIDERE « PAROLE D’EVANGILE » sans se préoccuper de la véracité des propos émis par un même son de cloche et que ça peut porter préjudice à n’importe qui.
    et pour toutes ces raisons et pour un tas d’autres …
    je hais facebook !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  27. R

    Fin 2010 et facebook est toujours aussi populaire! Il y a aussi twitter et plein d’autre j’imagine…mais une chose n’a pas changer et ne fait qu’augmenter, je déteste Facebook! Ma mère est toujours connecter dessus et pu moyen de faire quelque chose avec elle, voyons! est bien trop occuper!
    Fille de 16 ans a qui sa mère lui manque.

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