Archives de Catégorie: Au gré de la Toile

Mondoblog

La photo emblématique de mon site sur Berlin pour le projet Mondoblog de RFI

Chers lecteurs,

Si j’ai été si peu active sur Ce que tu lis ces derniers temps, c’est parce que j’ai eu le plaisir de faire partie des cent blogueurs sélectionnés à travers le monde par Radio France Internationale pour le projet Mondoblog.

Les cent blogueurs francophones que nous sommes sont désormais les ambassadeurs de leur ville, qu’il s’agisse de Paris, de Dakar, de Yaoundé ou de Berlin, en ce qui me concerne.

Je vous invite à découvrir cette plateforme formidable sur laquelle des auteurs de moins de trente ans écrivent en direct, sans censure, sur leur pays dont, bien souvent, nous ne connaissons que le nom, lorsque nous n’en avons pas oublié jusqu’à la géographie (avouez que vous ne savez pas placer le Burkina sur une carte! moi, en tous cas, j’en suis honteusement incapable…). Car tous ces jeunes blogueurs, dont la plupart sont africains, donnent une autre image de leur ville, une image authentique, moderne, loin des clichés servis par les médias occidentaux.

Dans ce paysage bloguesque dynamique et engagé, ma mission est des plus délicates. Bloguer sur Berlin, lorsque d’autres bloguent sur des thèmes aussi brûlants que l’excision, ou l’impossibilité d’aller à l’école pour les enfants de Ouagadougou, cela peut avoir un petit côté fashion-pourri-gâté. Je tâcherai de m’en garder, et de montrer les multiples facettes de la ville.

Alors, si vous me voyez un peu moins par ici, c’est normal… vous pouvez me retrouver dès maintenant sur mon blog Génération Berlin.

Au plaisir de vous y lire!

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Classé dans Au gré de la Toile, Mon Berlin

Une histoire de toits

Une histoire de toits, une histoire de Berlin… par ici les amis! (photo de mon nouveau complice Nicolas Balcazar)

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Classé dans Au gré de la Toile, Mon Berlin

Hypocrisie & Mensonges durables

Petite note colérique en ce week-end de Pâques.

La nouvelle collection H&M (H&Merde comme l’appelle ma chère cousine) se pique d’être fabriquée dans des matières durables respectueuses de l’environnement. Mais où sont fabriqués ces vêtements?

En Inde, Chine, Malaysie, etc. où des enfants travaillent pour 13 cents de l’heure dans des ateliers clandestins (souvenez-vous du livre de Naomi Klein).

En quoi ce vêtement fait en matière « durable » peut-il respecter l’environnement puisqu’il ne respecte pas l’être humain?

C’est une Honte & un gros Mensonge. BOYCOTT !

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Censure…

Jean-Paul Belmondo dans « A bout de souffle« , 1959

Depuis plusieurs jours, je subis, de la part de « lecteurs », des attaques d’une violence étonnante sur mon blog. Haine, insultes, misogynie, et j’en passe, sont au rendez-vous. Pourquoi? Je n’en sais rien. Un auteur vexé par un billet peu élogieux de ma part sur l’un de ses titres? Qui sait? Quelqu’un veut me décourager de tenir ce blog, et je me demande vraiment bien quelle importance une petite page web comme la mienne peut revêtir aux yeux de ce déchaîné.

Certes, je n’ai jamais visé le consensus, et récemment, je me vois bombardée de beaucoup de critiques, celles-là sans haine et parfois plus constructives. Je dois l’ouvrir un peu trop grand – et why not? j’aime ça. J’aime la discussion, aussi. Ces pages y sont ouvertes. Quant à la provoc’, elle est involontaire de ma part : suis-je vraiment si scandaleuse? Honni soit qui mal y pense…

La bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe, ni même le pigeon des villes que je suis. Mais je me vois obligée de modérer les commentaires, parce que là, ça commence à bien faire. La dernière insulte en date consistait à me faire comprendre que j’étais une « salope frustrée de ne pas être un homme ». Mmmh… c’est un peu court, jeune homme.

Pardon d’avance à ceux qui ne verraient pas leur opinion immédiatement publiée. Et merci aux lecteurs qui continuent de commenter avec intelligence, font avancer la critique et partagent leurs idées sans hargne superflue. Pour eux, j’espère que ce blog est à la hauteur. Pour les autres… comme disait Bébel…

« Si vous n’aimez pas la mer… si vous n’aimez pas la montagne… si vous n’aimez pas la ville… allez vous faire foutre! »

(A bout de souffle de Jean-Luc Godard)

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Ca nous fait une belle jambe

Jacques Chirac et Simone Veil à l’Unesco en mars 2009

Vous aimez les expressions, vous? Moi, j’en suis férue. Et c’est en écrivant à l’instant dans les commentaires, en réponse à Mo, que Simone Veil et Chirac c’était « kif kif bourricot », que j’ai eu la curiosité de savoir d’où venait cette délicieuse expression française bien trop peu utilisée.

Voilà ce que j’appris :

Il s’agit d’une expression qui date de 1867 et qui a été empruntée à l’arabe maghrébin et ramenée en France par les soldats des armées d’Afrique du Nord.
C’est un dédoublement du mot arabe ‘kif’ qui signifie ‘comme’.

Maintenant, le tout, c’est de savoir si des gens comme notre Président et Monsieur et Madame fille Le Pen disent, eux aussi, « kif kif bourricot » dans leur langage quotidien, et dans ce cas, il serait freudiennement intéressant de savoir ce que signifie ce dérapage linguistique de leur personne politique.

Le site Expressio n’est pas très esthétique, et bien trop bourré de pub, mais son contenu est plutôt divertissant – voire instructif. Je vous le recommande, c’est par.

Je vous délaisse quelques jours, chers lecteurs, pour cause de migration temporaire en Autriche. A très vite!

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Top-models digitales

De la pub sur ce blog? Non merci, jamais.

Mais j’avoue que cette pub-là : http://www.chloe.com/#/collections/ready-to-wear/summer-runway-2010/ad-campaign-video/fr

me fait quelque chose. Quelque chose qui fleure bon les années 50. On se croirait presque dans l’escalier de la rue Cambon.

Cette publicité vaut le coup d’être un peu regardée de près et analysée. D’abord, c’est la première pub que je vois sur Internet qui m’accroche le regard, et me donne envie de cliquer pour voir la suite. Enfin, elle est théâtrale et palpable. Les mannequins qui défilent ont l’air complètement… vrais. Elles ont l’air en chair et en os (plus d’os que de chair, mais ne demandons pas la lune). Il y a là une réalité directe, offerte, renforcée encore par la présence immobile du nom de la marque, écrit en lettres énormes. Un véritable élément de décor de théâtre, un effet 3D en polyester plus que réussi.

Ces modèles me font penser aux filles qui se vendent pour quelques euros en se montrant en culotte de dentelle par webcam. Sauf que leur culotte à elle est siglée, bien sûr, et que l’on vend du rêve pour très cher. Le tout marketé de façon à ce que vous vous preniez pour Marlene Dietrich, si jamais vous arrivez à percer le secret de votre carte bleue.

Voilà le nouveau visage de la publicité sur Internet. Il est inquiétant, séduisant, intéressant. Forain. Il n’est pas télévisuel, ni cinématographique. Il est intégralement muet, se regarde parallèlement à une lecture journalière de mails ou avec les news du jour. Un truc qui est là au coin de l’œil, qui agace, qui vend déjà du mythe charnel. Subliminal, comme la bouteille de Coca qu’on accusait d’apparaître dans des films en un quart de seconde dans les années 1980.

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Chocolate battle


A cause de Vanessa, du blog Coffee and Pie que j’adore depuis que je l’ai découvert récemment,  je me suis lancée dans une entreprise ridicule et fort périlleuse.

A force de voir ses photos de gâteaux complètement incroyables, de lire ses recettes démentes et ses dégustations folles dans tout Berlin, j’ai eu envie d’apporter un gâteau fait par mes soins au dîner auquel je suis invitée, au lieu de me livrer à mon activité préférée du samedi : ne rien faire.

Et j’ai eu le malheur de choisir cette recette-là : le Dark chocolate loaf.

Au secours! Samedi après-midi au supermarché, bataille de caddies, enfants hurlants, néons plein pot pour éclairer la nuit berlinoise (qui tombe à 16 heures). Je lutte contre trois étudiants célibataires et dix mères de famille, armées de poussettes énormes et menaçantes, pour me procurer une plaquette de beurre dans le rayon frais. La porte du réfrigérateur me retombe sur le coin de l’œil, je commence à maugréer.

Puis c’est sur la piste de l’extrait de vanille (que Vanessa recommande de haute qualité) que je me mets. Horreur. Un pauvre extrait de vanille nul et chimique se fait tout petit entre les milliers d’arômes caramel, framboise et autres cochonneries très peu naturelles. Je le prends quand même et me mets à maudire l’Allemagne.

Mais c’est lorsque je dois m’emparer de l’ingrédient ultime de ce dessert, qui a l’air si divin dans les pages de Vanessa, que j’ai envie de déclarer la guerre à Angela Merkel. Je donne deux jours à un Français pour trouver un bon chocolat à pâtisser bien de chez nous chez les Teutons – il déclarera forfait. Le chocolat de couverture est à 40%, tout le reste est fait avec de la margarine. Je me rabats sur une plaquette de Lindt dégustation noir intense. Un peu luxueux, pour cuisiner.

Au bord des larmes (de rage), je crains pour ma réputation de cuisinière française, entraînant dans la honte tous mes compatriotes. Je cherche le cacao (best quality! réclame Vanessa l’Anglaise). Je m’adresse tremblante à une vendeuse. Elle sourit, m’emmène gracieusement au rayon des cafés instantanés et déploie majestueusement son bras devant un étalage de Nesquik.

Là, je réprime un juron, laisse tomber le cacao et passe à la caisse avec une haine folle contre les traditions culinaires allemandes.

A l’heure où je vous écrit, le chocolat a cramé dans son bain-marie, le beurre s’est définitivement scotché contre les amandes en poudre, il y a du beurre sur les murs, et je sais que ce soir, je vais passer à la casserole. Toutes les filles allemandes auront fait des super gâteaux fous, les garçons auront quasiment abattus à la main des bœufs exquis et récolté des légumes d’une fraîcheur impossible. Et moi…

J’aurais dû rester au lit avec le livre de Karsten Dümmel, Le Dossier Robert.

Ou avec Mimi Cracra cuisine, pour pratiquer un peu l’autodérision…

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