Archives de Tag: torture

Sauvons Sakineh

Une Iranienne à Bruxelles lors d’une manifestation visant à dénoncer la pratique inhumaine de l’exécution par lapidation.

Je relaie sur ces pages l’excellente initiative de Gicerilla. Une histoire dont beaucoup d’entre vous, sans doute, ont entendu parler. L’article est de Michèle Fitoussi dans Elle.

Souvenez-vous que la pétition contre cette monstruosité se signe ICI, sur le site d’Avaaz.org.

Et que vous pouvez faire un don ICI (à partir de 10 euros) qui servira à financer la campagne d’action pour faire pression sur l’Iran par le biais du Brésil et de la Turquie, ses deux alliés influents.

« Enserrée des pieds à la tête dans un drap blanc »

Enterrée dans le sable jusqu’aux épaules. Lapidée à mort à l’aide de larges pierres lancées par les bourreaux – tous des hommes. Comment, au XXIe siècle, peut-on encore accepter ça ? C’est  pourtant le sort auquel était promise il y a peu Sakineh Mohammadi Ashtiani, une jeune veuve iranienne de 43 ans, convaincue par les tribunaux islamiques d’adultère, avant et après la mort de son époux survenue il y a quelques années.

Ce dont elle se défend toujours. Ses aveux, dit-elle, lui on été arrachés sous la torture. En 2006, après avoir « avoué son crime » elle avait été condamnée à recevoir 99 coups de fouet. Mais cela n’était sans doute pas suffisant pour une faute aussi grave. Elle méritait la mort. Depuis quatre longues années passées dans les sinistres geôles iraniennes, entrecoupées de cauchemars, elle attendait sa lapidation.

Sakineh Mohammadi Ashtiani

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Le supplice du bouquin turc

torture

– Plutôt ça que de lire un bouquin!

Question torture, la Turquie en connaît un rayon, mais voilà qu’elle vient d’en inventer une, qui ferait rêver tous les blogueurs littéraires de ma connaissance.

En Turquie, donc, relate le Courrier International (reprenant l’article publié à Beyrouth par le journal An-Nahar), quand on n’est pas sage, certains tribunaux vous collent une peine de lecture. Exemple : un type chopé en état d’ébriété dans sa bagnole, a été condamné en 2006 à lire pendant une heure et demie par jour, sous surveillance policière. Le bonhomme, qui déclare qu’il aurait largement préféré quinze jours de taule, s’est enfui par peur de perdre la face devant son entourage. Mais le plus drôle de l’anecdote, c’est que, vivant en clandestin pour n’avoir pas honoré sa peine, il se mit à culpabiliser et à compulser toutes sortes de biographies. Et s’est pris de passion pour la lecture.

Toujours d’après l’article du Courrier International, certains condamnés se sentent profondément humiliés par cette peine pédagogique. La prison et la garde à vue leur semblent préférables. « Personne n’a le droit de jouer avec mon honneur », s’est écrié un homme (père et mari violent) à qui le juge avait imposé  de lire des livres sur l’éducation et la famille.

Que penser? En France, le premier type qui conduit bourré se jetterait sur l’opportunité d’avoir à lire du Marc Lévy pour se débarrasser de son amende, non?

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