Archives de Tag: vacances

La fin des vacances romaines

A Rome, mon graffiti préféré, reproduit un peu partout sur les murs de la ville.

ROMA !

Je ne l’avais jamais vue.

Elle est belle. Nous avions une vieille Vespa prêtée par un couple d’amis italiens, pour déambuler dans les rues en contemplant l’architecture romaine, et en guettant l’apparition magique de Jennifer Beals comme dans Journal Intime, le merveilleux film de Nanni Moretti

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Sur une plage à la Bergman : divagation d’été

Figure 1 : Magda à la plage (image du film « Monika » d’Ingmar Bergman)

Le mois d’août est à pleurer d’ennui. Pourquoi? Parce qu’en août, tout le monde se fout de tout. Il n’y a plus personne nulle part, ni sur les blogs, ni dans la rue, ni au resto (qui est fermé) ni dans les clubs (les DJ sont mauvais).

Les gens sont à la plage, serrés comme des sardines dans leur boîte en fer blanc, tentant vainement pendant quinze jours de « décompresser », de manière fort paradoxale, dans un lieu où l’oxygène vient à manquer sous les parasols et les couches de crème solaire.

Ou alors, ils sont sur Fessebouc. Ah oui, ca, c’est sûr, ils y sont. Tentez d’organiser une bouffe, et vous serez seul avec votre panier à pique-nique sur la pelouse du jardin du Luxembourg. Mais balancez des cupcakes et des bières virtuelles tous azimuts sur Fessebouc, et vous récolterez 34 amis dans la journée.*

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Un été théâtral

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Je vous rassure : au milieu, ce n’est pas moi.

Chers lecteurs,

Vous l’avez constaté, les billets s’espacent sur ce blog : c’est que ma vie a été fort mouvementée ces derniers temps. Après un printemps cinématographique à Berlin, je passe un été théâtral à Paris. Trois mois sur les planches, ça se prépare avec beaucoup de travail, et c’est plutôt coton, les amis.

Alors, peut-être à bientôt, et en attendant, bonnes vacances, et une saine lecture que je vous recommande sur la plage – ou ailleurs :

The Shock Doctrine de Naomi Klein

La critique bientôt sur le blog…

Et puis, en septembre, quelques interviews d’auteurs pour la rentrée littéraire!

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Il faut bien rire un peu

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Pardon pour mon absence impardonnable,

Pardon pour tous mes silences,

Pardon pour ces photos,

Quand on travaille beaucoup, parfois, on perd la boule,

Ceux qui veulent bien me pardonner peuvent voter face aux mérites comparés de ces deux élégantes publicités photographiées par mes soins dans le métro berlinois (première photo) et parisien (seconde photo).

Je suis en plein tournage, montage, écriture, blablablabla, et non en vacances comme l’insinuait malicieusement notre amie Cécile … :-)

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Berlin en train

Petit conseil pour regarder la vidéo en qualité correcte : allez sur YouTube, et cliquez sur « regarder la vidéo en haute qualité ». Incomparable.

Vidéo promise depuis longtemps, à certains de mes lecteurs qui s’amusaient de mes pérégrinations littéraires dans le métro de Paris

L’été dernier, j’ai filmé le métro aérien de Berlin, ou plus exactement le S-Bahn, qui correspond en gros au RER parisien. Vous savez, le RER, ce wagon à bétail où nous souffrons tous les uns contre les autres, et où le paysage qui défile donne envie de pleurer… La comparaison avec le S-Bahn berlinois est impitoyable, vous verrez !

Ce petit film est le résultat de deux différents tournages : l’un dans le S-Bahn qui traverse Berlin de l’intérieur, l’autre dans le S-Bahn dit « Ring » qui fait le tour de la ville. Ne soyez pas offensés de la médiocre qualité de l’image et du son : en vacances, je me promène avec un sympathique petit caméscope des familles… Mais cela ne devrait pas vous empêcher de profiter du voyage !

Film réalisé en août 2003 par Magda, musique : Brandenburg* du groupe Beirut.

* Le Brandenburg est le Land (la région) qui englobe Berlin.

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Ne grattez pas une allumette…

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Joyeux Noël, amis lecteurs fidèles ou de passage, amis blogueurs!

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Les grandes personnes… nous embêtent!

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La jeune actrice Anaïs Demoustiers a bien de la chance. Ah, les vacances au pays d’Ikea…

Anna Novion réalise son premier long-métrage avec Les grandes personnes. La musique est chouette, l’image est chouette (merci papa Pierre Novion, chef opérateur génial qui fait une peinture de chaque plan), ça se passe en Suède l’été et il y a de magnifiques garçons, ce qui n’est pas peu chouette non plus.

Mais : le scénario est indigent. Youpi! C’est les vacances! On part dans une maison, tout le monde va trouver l’amour, c’est sûr! Une fille et son père se retrouvent obligés de partager une maison de location en Suède, avec deux femmes mûres. Et comme dans tout scénario maigrelet, on va de coïncidence en coïncidence, tout est tissé d’événements convenus et mal préparés, aucun personnage ne se développe réellement… Bref, ça ne tient la route que par le miracle de l’asservissement du cerveau humain face à n’importe quelle comédie familiale à la française. Comment ce genre si naïf, si conventionnel, si peu iconoclaste subsiste-t-il encore avec autant de succès dans notre pays? On dirait parfois que les réalisateurs (à fortiori cette jeune réalisatrice) n’ont aucune envie de nous raconter de vraies histoires!

C’est donc sur ce scénario de vacances, digne d’un épisode de Plus belle la vie, qu’Anna Novion a bâti son film. Le résultat à l’écran, évidemment, en souffre grandement. Le rythme du film est banal, les personnages conformes aux attentes d’une programmation télé du samedi soir au mois de juillet. Heureusement que Jean-Pierre Darroussin tire son épingle du jeu, comme à son habitude, avec son humour absolument divin. On retrouve aussi la tête à claques Judith Henry, un peu disparue des écrans, rigolote avec son côté mouche du coche. Mais c’est surtout la délicieuse Anaïs Demoustiers qui sauve le plaisir du spectateur en incarnant une minette de seize ans, trop couvée par son papa poule. Avec subtilité, la jeune comédienne apporte une émotion en demi-teinte à tout le film, et son visage de madone auréole la pellicule de sa lumière discrète.

On ne prend pas beaucoup de risques en France aujourd’hui dans le monde du cinéma ; la jeune garde se plie aux attentes du Centre National de la Cinématographie, comme à celles d’un public douillettement installé dans ses préjugés ; les plus anciens recyclent des sujets forts et rebattus (Coluche, Mesrine, etc.) de peur de voir les salles obscures se vider devant trop de créativité. ON S’EMMERDE !

Si vous aimez la Suède, l’été, l’adolescence, mais surtout les belles histoires fortes et le très grand cinéma… regardez plutôt Monika d’Ingmar Bergman. Cinquante-cinq ans après la sortie de ce chef-d’oeuvre, pas une ride n’a osé en froisser la pellicule. Mais nous y reviendrons…

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